Vietnam, semaine 18 : Van Giang

Salut !

Ça fait un bail, hein ?

Apparemment, certains d’entre vous auraient trouvé mon dernier article un peu « léger ». Soit. Cependant, notez deux choses: la première, c’est que si nous écrivons moins à propos de notre voyage, c’est que nous bougeons moins autour de Hanoï et/parce que nous avons plus de choses à faire au niveau boulot; la seconde, c’est que je m’étais quand même appliqué pour vous prendre une jolie photo…

Alors dans les deux cas, pas la peine de râler hein, nan mais ho.

Bref, de retour au clavier pour vous parler de ma dernière sortie. Qui n’en est pas une au sens « loisirs & tourisme » du terme, mais qui est suffisamment marquante pour mériter de perdurer indéfiniment sur les internets. Parlons donc aujourd’hui de Van Giang. Van Giang est une petite bourgade agricole située à quelques encablures au Sud de Hanoï. Rien de très palpitant jusque là, à la nuance près qu’elle accueille la station expérimentale agricole dans laquelle mon labo d’accueil effectue des essais sur le riz.

Et c’est justement afin de dépouiller les résultats d’un phénotypage (comprenez par là la prise de mesures) racinaire et foliaire d’une collection de 200 variétés de riz vietnamiens qu’une bonne partie de l’équipe du labo s’est rendue sur place. Ce sont ainsi deux glorieuses journées de lavage de racines, les pieds dans la boue, qui resteront dans les mémoires des cerveaux les plus hydratés de l’équipe (ceci est une référence implicite à la soirée du premier jour, bien arrosée de bière hanoienne et d’alcool de riz local).

Bref, espérons que la qualité des mesures soit au rendez-vous !

Bisous !

P.S.: je vous joins quand même quelques photos annotées, pour éviter que les râleurs râlent à nouveau. Nan mais ho.

Bâtiment principal de la station expérimentale, au petit matin
Percée matinale du soleil
Avant le début des mesures, dans la serre
Dans chaque tube, un sac de sable fertilisé, et une plante d’une variété donnée
Mesure de la descente apparente des racines
Et ça rince, et ça rince
Travail en parallèle
Typiquement, une bien chiante à laver
Retour des plants rincés au bâtiment pour les mesures
Second rinçage, soigné
Mesure des longueurs foliaires et racinaires
Décompte et mesure de l’épaisseur racinaire moyenne
Repas du midi
Repas du midi
Chopsticks
La serre, fin de journée
Bananeraie
Apéro : bia hoi (bière à la pression) et poissons séchés grillés
Omnomnom

Xe máy

Notre fidèle destrier de 110cc, se faufilant dans la circulation tel le dragon entre les nuages! Tant que j’y pense, copain assureur, pourquoi ne veux-tu pas me faire une remise sur mon contrat moto à venir ? Si tu connaissais la circulation ici, tu saurais à quel point je sais piloter. Bisou !

Hanoï streetfood : mía dá

Salut tout le monde!

Oui je sais, Alexia et moi sommes un peu mous sur les sorties touristiques en ce moment, et aussi mous de l’objectif pour être francs… Mais j’espère qu’avec l’arrivée de nouveaux frenchies au sein du labo ça réactivera tout le monde, et engrangera de nouvelles balades au sein de la capitale vietnamienne, et ce malgré l’échéance du rapport de stage qui arrive à grand pas, ainsi que les résultats expérimentaux qui pointent gentiment le bout de leur nez !

Tout ça pour dire que j’aimerais commencer une nouvelle série d’articles, plus visuelle, et qui je l’espère sera capable d’éveiller votre curiosité, sur la vie et la nourriture dans les rues de la capitale.

Commençons donc aujourd’hui sur l’aspect « streetfood » avec le mía dá.

Qu’ils soient ensoleillés ou non, les après-midi hanoiens sont toujours chauds. Et par l’un de ces après-midi, je suis quasiment sûr qu’il n’existe ici rien de plus frais qu’un verre de mía dá. J’imagine que les plus botanistes d’entre vous l’auront deviné : il ne s’agit ni plus ni moins que d’un jus fraîchement pressé de canne à sucre (mía), servi sur de la glace (dá).

Bien qu’il en existe plusieurs variantes en fonction des vendeurs – il peut être servi sur glaçons ou sur glace pilée à la mode granita, et rallongé du jus d’un ou deux kumquats – sa préparation est toujours la même. Les cannes à sucre entières sont d’abord pelées comme des grosses carottes, puis débitées en tronçons dont la longueur est adaptée au volume de jus à extraire. La pauvre canne sans défense est ensuite passée une, deux, trois fois dans une presse à rouleaux plus ou moins bruyante, et son précieux contenu vacuolaire récupéré dans un pichet. Passée cette étape, il ne reste plus qu’à servir sur glace et déguster. Simple et efficace.

Certaines personnes disent se méfier des conditions d’hygiène des presses. Mal nettoyées, le sucre et la température y seraient favorables à un développement microbien et une fermentation rapide. Je les comprends et c’est très probablement le cas, mais je n’ai jusqu’à présent eu aucun problème d’ordre digestif vis à vis de cette prodigieuse boisson, que nous consommons ici régulièrement.

Alors, à 10.000 Dongs le verre de fraîcheur, on aurait tort de s’en priver.

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