Semaine 2

Hello!

Fin de la semaine 2! Ça y est, la période de procrastination, d’alcoolisation et de défisàlacon en tous genres d’intégration est terminée. Avant d’enchaîner,  juste un mot sur la forme de mes articles : je pense essayer de garder pour habitude de séparer les loisirs des cours, étant donné que sur celui de la semaine dernière ça rendait plutôt pas mal. Enfin bref, allons-y pour la rétrospective hebdomadaire.

Sur le plan des loisirs, un évènement critique aura conditionné l’intégralité du programme d’activités de cette semaine. Cet évènement n’étant autre que la rentrée des ITA2 et ITA3 (les deuxième et troisième année), pour laquelle un programme chargé aura été mis en place en conséquence. Lundi, soirée « découvre ton parrain » : chaque première année se présente face à un amphi rempli d’ITA2 et ITA3, puis reçoit un indice permettant de découvrir son parrain lors de la seconde partie de soirée au bar de l’école. Selon ma marraine, découverte bien tôt et responsable du club ski, le rôle du parrain est « avant tout de pouvoir récupérer les cours ». Bof, un peu rabaissant, pas vrai ? Mardi, soirée « la télé des ITA1 » : des groupes d’étudiants de première année sont formés, et chacun d’entre eux doit concevoir un sketch sur le thème d’une chaîne télévisée, pour ensuite le présenter en amphi. Nous étions Arte, et nous avons conçu en 45 minutes une caricature des étudiants de l’Enita en forme reportage animalier de 15 minutes… Un jour peut être, j’en publierai le texte (edit : le voilà) ! Jeudi, rallye dans Clermont, déguisés selon le thème « personnages de BD » (je me suis fait de quoi ressembler à Obélix) : en réalité un bon petit bizutage à base de défis bêtes (aller demander des préservatifs aux gens dans la rue, trouver des poils de caniche, etc.), de lancers de flans, de seaux d’eau et de mixtures indéfinissables. Celui de Polytech, qui se déroulait le même jour, avait l’air plus mauvais et semblait être articulé sur des chorégraphies à effectuer tout en étant arrosé d’eau et de farine, ou en dansant dans une fontaine. En fin de journée, soirée « déguise ton parrain pour qu’il ne ressemble à rien! », où ma marraine sera devenue un gros Bibendum. Vendredi-samedi-dimanche, weekend d’intégration à Murol, au dessus de Saint-Nectaire : nuits (très partielles) en mobil-homes, soirées à thème (‘ »Réveille l’animal qui est en toi » et « La croisière s’amuse/se murge »), élection de Miss et Mister Bizuth, des kilos de grillades, des centaines de litres de bière à volonté, un accès quasi-illimité au parcours accrobranche, des tournois sportifs, une balade autour du lac Chambon, un gros brunch avec du lard au barbecue, et du gros ménage avant de rentrer sur la résidence.

Sur le plan des cours, nous avons terminé cette semaine les modules introductifs au parcours ingénieur par la préparation et la présentation du debriefing des différentes visites en entreprises agroalimentaires (usine Volvic, Salaisons Polette, Fumages du Sichon, chocolaterie Cémoi, grande surface Leclerc, Société Meunière du Centre) et en exploitation agricole. Nous ont été dispensés des cours introductifs aux systèmes d’information géographique et aux productions animales, ainsi que cette-fois-ci de vrais cours de comptabilité et de pédologie. Les choses sérieuses commencent, d’autant plus que j’ai fait valider mon exploitation de stage, qui se trouve à… Méailles ! Hahaha, c’est génial. Plus sérieusement, pour le côté technico-j’me-là-pète-parceque-j’suis-en-agro-yay, l’exploitant possède 22 VA AB, SAU 85 ha, 5 ha PV orge/triticale, restant prairie temporaire et permanente. Ça t’en bouche un coin, pas vrai ?

Du coup, j’ai prévu mes vols pour Nice et je serai de retour sur les Alpes-Maritimes et les Alpes de Haute Provence  entre le 25 octobre et le 13 novembre pour y retourner la terre, fooo ! Pourquoi l’avion ? Si tu regardes bien et que tu t’y prends à l’avance, le vol régional est moins cher que la voiture (50 €), plus rapide que le train ou le covoiturage (les prix sont kif-kif), et tellement plus agréable (comment ça, pas confiance en l’Embraer 145 ?). En plus, tu peux même te la jouer homme d’affaires en culotte courte et accumuler des Miles comme un grand ! Toujours est-il que le fait de savoir que je rentre bientôt renforce ce ressenti de ne pas être ici chez moi à Clermont, et  je me dis que ces années passées à l’école ne seront rien de plus qu’un séjour de longue durée. Du coup, je compte à l’envers : plus qu’un mois avant de rentrer !. Peut être cela tendra à changer ? Quelque part je ne l’espère pas.

Revenant un peu sur la formation, j’ai eu l’occasion de discuter avec différentes personnes de l’ensemble des connaissances et/ou du savoir-faire en rapport avec les métiers de l’ingénieur. Pour illustrer mon propos, voici  pour commencer une version traduite de l’article « The illustrated guide to a PhD » par Matt Might.

Imaginons un cercle qui représenterait l’intégralité des connaissances de l’humanité.

Une fois sortis du collège, vous en savez un peu.

Après le lycée, vous en savez un peu plus.

En licence, vous choisissez une spécialité.

Un master approfondit les connaissances acquises dans cette spécialité.

La lecture de travaux de recherche vous  mène aux limites des connaissances humaines dans les domaines considérés.

Vous tentez alors dépasser ces limites par vos travaux.

Jusqu’à ce qu’un jour, ce soit effectivement le cas. La bosse que vous avez formée, c’est votre doctorat.

Bien évidemment, le monde vous semble bien différent maintenant.

N’oubliez donc pas le tableau général.

En transposant à cette représentation ce que j’ai pu comprendre jusqu’à présent de la formation en ingénierie, nos cursus permettraient un élargissement quasi-concentrique du cercle « connaissances acquises en Licence ». Je conviens que la polyvalence est l’atout principal d’un ingénieur. Mais y aurait-il alors pour un ingénieur la moindre avancée possible vers le dépassement de la connaissance ? Si non, pourquoi l’ingénieur serait-il mieux perçu et reconnu par la société actuelle que le chercheur? Je n’oublie pas mon parcours 100% universitaire, atypique par rapport à mes collègues issus de classes prépa et BTS/DUT, et essaie juste de comprendre ce monde technique et scientifique décalé à mes yeux.

Sur ce, je m’en vais me reposer. N’hésitez pas à me laisser un petit mot, ça me fait toujours plaisir. A la semaine prochaine!

P.S.: j’ai bien reçu le tee-shirt BDE Bio, ou plutôt le facteur l’a bien reçu. J’aime les avis de passage. Dans tous les cas merci par avance à l’équipe du bédéheubio, vous me manquez, les gens. Bon courage à vous!

P.S.2: la photo du haut, c’est le lac de Chambon quand il fait gris. Sombre, pas vrai?

Les matinées sont déjà fraîches à Murol!

3 réflexions au sujet de “Semaine 2”

  1. On peut ENFIN te laisser un petit mot, comme tu nous le demandes dans l’article !

    Alors voila.

    mot. Fuck wordpress, on peut même pas utiliser de span style pour réduire la police. Ca aurait été un petit mot comme ça.

    LA CHUTE DE MA BLAGUE EST GACHEE ! JE TE HAIS JEREMY FUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :