Le mot de Jay

Blog d'un jeune ingénieur agronome

Ecoles d’agro : le point sur la réforme des concours B ENSA et ENITA

Enita

Bonjour à tous !

Comme vous le savez peut être, les concours d’entrée aux écoles d’ingénieurs en agronomie ENSA et ENITA vont être sujet à une réforme importante. Et par importante, j’entends la fusion pure et simple des concours actuellement en place pour chacun des deux réseaux d’écoles. « Sacrilège ! » crieront certains, « Awww yeaaah ! » s’exclameront d’autres. Vous préparez ces concours ? Voici un tour d’horizon rapide des changements à venir.

Cet article fait également suite à l’édition 2014 de la conférence sur la thématique de l’orientation post-fac en écoles d’agronomie (voir la page de l’édition 2013 pour une brève présentation du contenu), donnée le jeudi 13 novembre dernier sur le campus Valrose de l’Université Nice Sophia Antipolis. Vous trouverez en fin d’article le PDF de la projection.

La réforme du concours B en bref

Quelles sont les conditions d’entrée au concours ?

  • La réforme prend effet dès la session 2016. Donc dès l’année prochaine.
  • Cette session 2016 ne sera ouverte qu’aux L3 et diplômés de Licence, seulement des filières Sciences de la Vie. Dommage pour les L1 et les autres filières, hein !
  • La session 2017 sera ouverte à toutes les mentions scientifiques (et non plus le triptyque biologie/géologie/chimie habituel), de niveau L3 et diplômés de Licence. Donc entre les loupés et les frustrés n’ayant pas pu s’y présenter à la session 2016, et les petits nouveaux des autres Licences, va y avoir du monde aux portes et ça risque d’être la cohue…
  • En bref : si vous êtes en L3 ou diplômé de Licence issu de la filière SV pour la session 2016, FONCEZ !

Quels sont les changements dans les épreuves ?

  • Admissibilité : sélection sur dossier coeff. 1, plus épreuve scientifique complémentaire (qui correspond à la discipline opposée à votre majeure de licence, e.g. math-physique pour les SV) (3h) coeff. 1
  • Admission : épreuve de sciences et société (30+20 min) coeff. 1, plus entretien avec le jury (20 min) coeff. 2
  • Deux présentations max du concours

On tombe donc sur un vrai hybride entre les concours ENSA et ENITA actuels. A noter la disparition de l’épreuve d’anglais, ce qui est assez étrange… Et comme je suis quelqu’un de sérieux (et aussi parce que j’ai été lire les textes de loi pour vous), je cite mes sources !

Du coup, mon guide pratique du préparationnaire au concours B ENITA deviendra obsolète l’an prochain… C’est donc la dernière année que vous pourrez l’utiliser ! Profitez en à fond 🙂 Et pour vous accompagner dans votre préparation de dossier, voilà le PDF de la présentation que j’ai donné, qui devrait normalement être à jour.

En espérant que ces ressources vous soient utiles, n’hésitez pas à me contacter si vous avez besoin de renseignements supplémentaires !

A plus !

Road trip en Californie centrale

CentralCaliforniaThumb

Hellooo !

Avec un record de 6 mois de retard, voilà un petit compte rendu de notre road trip autour de la Californie centrale, du 7 au 10 Juillet ! 🙂

Organisé en mode dernière minute (moins d’une semaine avant) sur la base de la flopée de marque-pages qu’Alexia a la sale habitude de mettre partout dans les guides de voyage, nous sommes partis en mode « camping-car fait maison » (comprendre : rabattre les sièges arrière du Rav 4 pour y gonfler un matelas). Mais cette fois ci, pour ne pas nous faire prendre au dépourvu quant à un endroit sûr pour passer la nuit (comme lors de notre road-trip à Los Angeles) et avoir accès à un confort minimum (sanitaires et douches), nous avons préféré réserver des emplacements dans les nombreux campings publics, gérés par les parcs d’état et nationaux. Point amusant : en montagne, tous les emplacements sont équipés d’armoires pour stocker la nourriture et les produits d’hygiène. Si je vous dis que ces armoires sont résistantes aux ours, vous comprendrez pourquoi l’option « nuit sous la tente » ne m’a que moyennement emballé. Je dois même avouer avoir été bien content de dormir dans une grosse boîte en métal hermétique et verrouillée, oui oui.

Avant d’enchaîner sur le carnet de voyage, quelques considérations pratiques pour le camping en Californie. Tout d’abord, étant donné que les américains pratiquent une forme de camping assez hardcore (gros pickups, grosses caravanes, des centaines de kilos de matériel), il est assez facile de trouver des emplacements pour une simple voiture. Attention cependant aux jours fériés, qui causent de grosses migrations vers les parcs. Ensuite, trois adresses web à retenir : le site des California State Parks pour les infos et campings des parcs d’état, celui du National Parks Service, California chapter pour les infos sur les parcs nationaux situés en Californie, et Recreation.gov pour ce qui est de la réservation des campings de ces derniers. Enfin, dernière info à retenir : en Californie, le camping est une solution d’hébergement relativement bon marché, avec des tarifs de l’ordre de 20 à 30 USD par voiture et par nuit.

Même si nous sommes partis en vrac, sans avoir particulièrement prévu de quoi faire la popotte, on avait prévu un beau plan de route :

  • Jour 1 : de Seaside à la Yosemite Valley
  • Jour 2 : traversée du Parc National du Yosemite, Bodie State Historic Park et arrivée à Tahoe Lake
  • Jour 3 : route sud-ouest autour de Tahoe Lake et Emerald Bay, Coloma Gold Discovery Historic Park et arrivée à Bodega Bay
  • Jour 4 : oenotourisme à Sonoma, UC Berkeley, et retour sur Seaside

Pour vous faire une idée du trajet, voilà une carte représentant la boucle de 1400 km que nous avons décidé de suivre durant ces quatre jours.

Jour 1 : de Seaside à la Yosemite Valley

Une première matinée relativement tranquille, puisqu’il nous a été nécessaire de traverser de part en part l’immense plaine que constitue la vallée centrale, faite d’un continuum de champs et de vergers représentatifs de tout ce qui peut être élevé ou cultivé aux USA. Les choses sérieuses commencent aux portes du parc national de Yosemite, qui s’ouvrent sur la vallée éponyme aux dimensions grotesques : tout est haut, très haut. Les arbres sont hauts, les montagnes sont hautes, les falaises sont très hautes. La vallée de Yosemite n’est en soi pas immense, et ne représente qu’une infime partie du parc, mais elle est représentative de l’échelle des paysages rencontrés sur le reste du trajet, et constitue surtout la partie la plus touristique du parc. En fond de vallée, une station d’altitude a été érigé de toutes pièces sur ce qui fut jadis le territoire des indiens Ahwahneechee, qui malgré les efforts du naturaliste John Muir et la mise en place du parc national deviendra un village de vacances (au sens littéral du terme) abritant de nombreux terrains de camping, un grand nombre de départ de sentiers de randonnée, et des parkings a en faire pâlir un centre commercial en période de soldes. Le Disneyland de la réserve naturelle, en quelque sorte ! Sur place, nous avons passé notre après-midi à profiter des points de vue offerts par la vallée, mais aussi traîné au musée retraçant l’histoire du lieu. Comme toujours aux USA, la même histoire : le colonisateur arrive, s’installe en rejetant plus ou moins violemment la tribu indienne du coin qui essaie tant bien que mal de trouver une nouvelle place dans la société, et la civilisation finit par faire son œuvre macabre de développement (ici, un article pour en savoir plus). En fin de journée, nous rejoignons le terrain de camping de Crane Flat après avoir fait un plein d’essence hors de prix (hé oui, une station service si reculée ça se fait payer) et de quelques trucs pour dîner et déjeuner le lendemain matin. Nous finissons notre journée par une veillée au coin du feu animée par le ranger Jay (véridique !) qui nous a raconté des histoires et chanté des chansons au son de sa guitare classique.

Roadtrip-central-California-02

Yosemite Valley vue depuis Wawona Road

Roadtrip-central-California-03

Avec bien sûr Alexia qui prend la pose

Roadtrip-central-California-04

Yosemite Valley, le Disneyland de la réserve naturelle…

Roadtrip-central-California-05

Musée du Yosemite Village

Roadtrip-central-California-06

Coiffes et paniers en osier traditionnels des tribus indiennes Miwok de la vallée, appelées Ahwaneechee

Roadtrip-central-California-23

Reconstitution d’un atelier et démonstration de vannerie par une descendante d’Ahwaneechee

Roadtrip-central-California-07

Merced River

Roadtrip-central-California-09

Merced River, encadrée par El Capitan à gauche, et Cathedral Rocks à droite

Roadtrip-central-California-08 Roadtrip-central-California-10

Roadtrip-central-California-01

Notre RV fait maison !

Roadtrip-central-California-11

On est partis un peu à l’arrache… l’option flash de téléphone + bouteille d’eau fait une bonne lampe d’appoint

Roadtrip-central-California-12

En comparaison, les américains prennent le camping très au sérieux (et sont over-équipés)

Jour 2 : Traversée du Parc national de Yosemite, Mono Lake, Bodie State Historic Park et arrivée à Tahoe Lake

Nous commençons la deuxième journée par une sortie d’observation des piafs du coin organisée par l’un des rangers du parc, qui équipe notre petit groupes d’une clé d’identifications et de paires de jumelles et nous accompagne dans les sous-bois et prairies entourant Crane Flat. Je n’en ai pas mis parce qu’il y en a trop, mais Alexia a rempli son appareil photo bridge-à-gros-zoom d’un certain nombre d’espèces qu’elle a réussi à apercevoir. Nous avons ensuite repris la route pour traverser le parc national d’Ouest en Est jusqu’à Tioga Pass, en enchaînant des paysages montagneux aux dimensions complètements hallucinantes et roulant à des altitudes improbables sur une route digne des meilleurs nationales françaises. En bref, une route de montagne en mode « facile +++ ». Sur le chemin nous dégustons des sandwichs à la confiture et au beurre de cacahuète (peanut butter jelly sandwich, une spécialité ‘ricaine) offerts par nos voisins du camping, à qui nous avions refilé la veille ce qu’il nous restait de bacon (sans frigo ç’aurait été perdu). Un deal gentil et tout à fait bienvenu ! Sur la route nous nous arrêtons souvent pour profiter des points de vue dégagés sur la géologie monumentale des lieux, dont une vue magique sur le Half Dome dominant la vallée de plus de 1400 m, et sur l’enfilade de montagnes menant à Cathedral Peak. Au fur et à mesure que nous avançons, nous montons régulièrement en altitude dans la Sierra Nevada, et les forêts se transforment petit à petit en prairies et autres espaces ouverts arides avant d’être complètements rocailleux. Le passage du col de Tioga se fait tranquillement en ce début d’été, malgré ses 9944 pieds d’altitudes, soit 3031 mètres. Le col de la Bonette-Restefond et ses 2680 m au point le plus haut font pâle figure à côté. Mais au contraire des Alpes, à aucun moment on n’a l’impression d’être si haut… jusqu’à la redescente. Car une fois le col passé, c’est la dégringolade, sur une large route qui serpente le long d’une vallée très encaissée, où nous nous prenons une rincée monumentale de la part des nuages venus de l’Est ne parvenant pas à franchir le massif montagneux.

Après une pause sandwich bien méritée dans une station service et sur recommandation du ranger ornithologue, nous faisons un détour par le lac Mono. Une traversée de steppe aride plus tard (vraiment, le changement de décor en l’espace de 20 km est ahurissant, on se croirait dans un western (tiens donc, L’Homme des hautes plaines de Clint Eastwood a été tourné ici)), nous arrivons aux pieds du lac, à la géologie particulière. Situé dans une zone très active géologiquement, ce lac salé est alimenté par des remontées d’eaux chaudes, riches en calcaire, qui créent au contact du dioxyde de carbone du lac des structures appelées tufa, espèces de cheminées de béton. Avec la baisse du niveau des eaux du lac, due en partie au détournement de ses sources d’alimentation pour irriguer la mégalopole de Los Angeles, les tufa se montrent au jour, et constituent alors des perchoirs de choix pour les habitants volants des environs. Avec ses eaux salines, l’écologie du lac est tout à fait particulière et repose sur une écologie comportant un très faible nombre d’espèces. Le plancton nourrit des centaines de millions de larves de mouches, qui nourrissent à leur tour les oiseaux du coin (et les indiens d’antan, qui y trouvaient une source nutritive intéressante). Des oiseaux de mer y migrent pour s’y reproduire, comme le goéland de Californie. Toutes ces explications nous sont délivrées par le ranger Mike, un ancien enseignant de lycée.

Nous reprenons ensuite la route principale et bifurquons pour atteindre Bodie, une ville fantôme de la ruée vers l’or. Jadis prospère et ayant accueilli jusqu’à 10 000 habitants travaillant dans les mines, les commerces et les services de la ville, elle a été abandonnée du jour au lendemain, comme en témoignent les nombreuses échoppes survivantes, encore debout et pleines de leurs objets. Par mauvais timing, nous loupons la visite du moulin, le gros bâtiment-usine permettant le battage du minerai extrait des puits alentours. L’ambiance est particulière, difficilement descriptible : la ville est perdue à la fin d’une route encore peu carrossable de plus de 20 km, au creux de quelques collines de prairie d’altitude, et culminant à un petit 2550 m. Les nuages aux bords nets passent rapidement au dessus de notre tête sur sur le fond azur électrique du ciel, poussés par les vents des plaines de l’Est, secs et frais sans être froids. Nous sommes en été, l’atmosphère est cristalline, et les jeux de lumière sont magiques. En somme, un décor de far west en montagne.

Le temps passe vite et notre programme n’est pas terminé, nous reprenons la route pour rejoindre le lac Tahoe, un lac de montagne dont les massifs l’encerclant abritent la majeure partie des stations de ski de Californie. Nous remontons rapidement les plaines de l’Est de la Sierra Nevada jusqu’à la frontière de l’état-casino, le Nevada, et enquillons une nouvelle montée vers les rives du lac. Timing parfait, nous arrivons en vue du lac pour le coucher de soleil ! Cela dit, ses dimensions sont si importantes (160 km de circonférence) que nous n’arriverons qu’à la nuit bien tombée à notre camping (Tahoe State Recreation Area), où nous pourrons prendre une douche bien chaude, nous poser sur un ponton pour profiter de la vue, et passer une bonne nuit de repos.

Roadtrip-central-California-14

Sortie observation des piafs avec un ranger du parc

Roadtrip-central-California-15

Alex et le ranger naturaliste (et oui, ils portent vraiment ces chapeaux là)

Roadtrip-central-California-16

Clouds Rest

Roadtrip-central-California-17

Half Dome

Roadtrip-central-California-18

Tenaya Lake, Polly Dome, Fairview Dome et Cathedral Peak

Roadtrip-central-California-19

Polly Dome et Fairview Dome

Roadtrip-central-California-20

Sur les rives de Tenaya Lake

Roadtrip-central-California-21

Prairies vers Lembert Dome

Roadtrip-central-California-22

Mount Dana

Roadtrip-central-California-24

L’écosystème particulier du lac salé Mono Lake

Roadtrip-central-California-25

Tufa avec le Tioga Peak en fond

Roadtrip-central-California-26

Tufas

Roadtrip-central-California-27

Tufas

Roadtrip-central-California-28

Tufa

Roadtrip-central-California-29

Tufas

Roadtrip-central-California-30

Rives du Mono Lake avec le massif de l’Est Yosemite en fond

Roadtrip-central-California-31

Tufas

Roadtrip-central-California-33

Steppe en montant sur Bodie

Roadtrip-central-California-32

Steppe en montant sur Bodie

Roadtrip-central-California-34

Bodie, ville fantôme de la ruée vers l’or

Roadtrip-central-California-35

Bodie

Roadtrip-central-California-36

Lèche-vitrine chez l’apothicaire du coin à Bodie

Roadtrip-central-California-37

Un saloon à Bodie

Roadtrip-central-California-38

Bodie general store

Roadtrip-central-California-39

Le club de billard du coin

Roadtrip-central-California-40

Old Gold cigarettes

Roadtrip-central-California-41

La colline minée et l’usine de traitement des métaux

Roadtrip-central-California-42

Une autre vue sur ce coin froid

Roadtrip-central-California-43

Ascenseur de descente dans les puits

Roadtrip-central-California-44

Arrivée à Tahoe Lake pour le coucher de soleil

Roadtrip-central-California-45

Arrivée à Tahoe Lake pour le coucher de soleil

 

Roadtrip-central-California-46

Les rives animées du Tahoe Lake

Jour 3 : Tahoe Lake et Emerald Bay, Coloma Gold Discovery Historic Park et arrivée à Bodega Bay

En ce troisième jour, nous décidons de profiter un peu du coin et allons louer un canot pneumatique pour une descente tranquille sur la Truckee River, le seul déversoir du lac Tahoe. Comme nous arrivons relativement tôt, nous avons droit non seulement au tarif « early bird », mais surtout à un maximum de tranquillité sur le cours d’eau. Pas grand monde ne navigue, et c’est tant mieux ! Petite descente tranquille d’approximativement deux heures, il fait beau et chaud, parler de rafting aurait vraiment été déplacé s’il n’y avait pas eu sur la toute fin de descente un petit rapide sur lequel pagayer était bienvenu pour revenir au quai ! Le raft nous ayant creusé l’estomac, nous faisons une halte au rayon traiteur du magasin Safeway du coin et nous posons déjeuner sur la plage de l’un des parcs d’état (ciel bleu et plus de 25°C malgré les 1500 m d’altitude) avant de repartir et continuer notre tour du lac jusqu’à son extrémité Sud. Sur le chemin, nous nous arrêtons pour un chouette point de vue sur Emerald Bay qui, comme son nom ne l’indique pas est une baie fermée, encadrée par un éboulis glaciaire imposant, et possédant une toute petite ile qui confère au lieu un certain charme.

Nous continuons notre route par un bon tronçon au travers de l’Eldorado National Forest jusqu’à Coloma, où se trouve le Marshall Gold Discovery State Historic Park, qui retrace l’histoire de ce lieu où aurait été découverte la première pépite d’or, initiant ainsi le mouvement du Gold Rush, la ruée vers l’or. Le parc n’est pas exceptionnel en soi, mais il reste néanmoins intéressant, avec des bâtisses d’époque (en gardant en tête que la notion de passé est toute relative aux US, qui est un pays jeune) réaménagées en salles d’exposition expliquant les diverses techniques d’orpaillage et d’exploitation minière du précieux métal.

L’heure avance vite, et nous reprenons notre chemin pour rejoindre notre étape du soir, qui s’avèrera être excentrée de nos points de passage initiaux, mais bon, faute de camping proche… En redescendant de Coloma, nous retraversons ainsi la plaine centrale et dépassons Sacramento, la capitale de l’état, puis Davis et son université, reconnue mondialement pour son collège d’agriculture et d’écologie. A cet endroit, la sécheresse de l’été se fait presque autant sentir que lorsque nous avions traversé les champs de pétrole en remontant de Los Angeles : le thermomètre affiche un maximum à 105°F, soit 40,5°C. Nous retrouvons un peu de fraîcheur lorsque nous traversons les zones lacustres du Nord de la baie de San Francisco, et la température continue de chuter lorsque nous nous rapprochons de la côte Pacifique. Le paysage sur le chemin de Bodega Bay change du tout au tout, et c’est maintenant une petite Bretagne que nous traversons, faite de pâtures verdoyantes et de vaches laitières Holstein… Nous retrouvons la Highway 1, la voie côtière, qui au Nord de San Francisco se rapproche beaucoup plus d’une petite route de campagne que de la grosse nationale qu’elle est en allant vers le Sud de l’état. Nous arrivons à notre campground en bord d’océan, de nuit. Il fait humide et très frais (le contraste avec les températures de la journée est bluffant), et je ne sais pas si c’est de la bruine ou les embruns des énormes rouleaux de la plage d’à côté qui me pourrit les lunettes. Le temps de se débarbouiller aux lavabos, grignoter un morceau, et nous voilà en train de dormir dans notre camping car improvisé. La fatigue de la route et du rythme chargé des derniers jours commence à se faire sentir.

Roadtrip-central-California-48

Baignade pour tous à Tahoe Lake

Roadtrip-central-California-49

Emerald Bay et Fannette Island, au Sud-Ouest du Tahoe Lake

 

Jour 4 : oenotourisme à Sonoma, UC Berkeley, et retour sur Seaside

Alexia a beaucoup de mal à démarrer ce matin ! Une douche serait la bienvenue pour se réveiller. Nous commençons donc par rejoindre la seconde partie du campground, quelques kilomètres plus au sud, qui est équipée en sanitaires. Une douche bien chaude en cette matinée océanique grisâtre. En attendant Alexia qui se brosse les dents, un vieux monsieur américain commence à me faire la conversation. Alexia nous rejoint, puis la femme du monsieur, qui en viennent à nous raconter qu’ils reviennent camper chaque année à cet endroit précis pour des raisons familliales tristissimes… Même si j’ai l’impression que les américains se confient généralement facilement, et parlent aisément de questions personnelles, ils semblent en revanche difficilement se lier d’une amitié sincère. A l’opposé, en France, nous aurions tendance à rester plutôt réservés jusqu’à ce que des liens d’amitié se mettent en place, généralement assez rapidement. Ce sont là des différences culturelles assez amusantes à constater ! Bref, nos amis américains tristes finissent par relativiser leur situation en nous souhaitant un très bon séjour, et de notre côté nous faisons un petit effort vestimentaire avant de prendre la route pour l’un des endroits les plus huppés de Californie, la vallée viticole de Sonoma (qui est aussi bobo-populaire que sa voisine et rivale, Napa, est chic). Nous nous arrêtons dans une petite exploitation familiale (une notion là aussi à relativiser vu le bâtiment et les équipements) choisie à partir des informations de notre guide de voyage. Alors que ce dernier annonce que le domaine en question propose des matinées d’initiation à la dégustation de vin, il n’en est rien dans la réalité, et c’est uniquement grâce à la vendeuse qui a pris le temps de nous initier brièvement à cette pratique que nous avons pu profiter de ce qui peut être produit à Sonoma. Un truc rigolo est que les californiens semblent accorder autant d’importance aux cépages que nous autres français aux terroirs. Alors qu’un californien sait ce qu’il est en train de boire lorsqu’il goûte un syrah 100% ou un cabernet-merlot 80/20, nous autres français aurons tendance à réfléchir plutôt en Bordeaux ou Côtes du Rhône. Bref ! J’embarque une bouteille d’un vin très tannique pour le grand père (en espérant qu’il la laissera un peu prendre de l’âge), bien décidé à le faire passer dans mon bagage (pas moyen d’envoyer du vin hors du pays… aucun transporteur ne veut s’y risquer pour des raisons douanières).

Nous quittons la vallée et nous arrêtons manger un morceau dans un restaurant sud-américain dans la ville de San Rafael, avant de continuer à descendre jusqu’à Berkeley et son université mythique. Géographiquement, l’UC Berkeley est à l’opposé de Stanford. Idéologiquement, même combat. Deux universités que tout oppose. Stanford est privée, le campus est magnifique et tout y brille, ou presque. Berkeley, à côté, c’est l’université publique, on sent qu’on y fait un tas de trucs bien mais il y a cette petite touche de grandeur légèrement décadente à laquelle nous ont habitué les universités françaises. Sauf que bon, faut pas déconner, c’est Berkeley et ça fait partie des meilleures universités mondiales. Et quelque part, c’est rassurant de se dire qu’on retrouve dans cet établissement de haut niveau des codes et éléments propres à ce que l’on peut retrouver dans le monde académique français. Bon, il ne faut pas me faire dire ce que je n’ai pas dit, le campus de Berkeley a beaucoup de gueule. Il est grand, fourmille d’activité et de bâtiments en tous genres répartis sur le versant d’une colline, et a été le témoin de certains mouvements historiques de la contre-culture américaine, en bref de ce qui a fait San Francisco et sa Baie ce qu’elle est aujourd’hui. Mais ça reste amusant de voir ce que des cerveaux issus d’établissements si prestigieux que tout opposent finissent par donner : la Silicon Valley ! Bref. Chouette vue du campanile du campus, faut pas louper ça ! On y voit toute la baie, la ville de Oakland, le Golden Gate et Alcatraz…

Et après ça, retour sur Seaside. La fin d’un long voyage en kilomètres, court en durée mais riche en souvenirs ! 🙂

Roadtrip-central-California-50

Arrêt dégustation et oeno-tourisme dans la vallée de Sonoma

Roadtrip-central-California-51

De retour au Nord de la baie de San Francisco, traversée du Carquinez Bridge

Roadtrip-central-California-52

Le bâtiment du département des sciences de la vie, campus de Berkeley, Université de Californie

Roadtrip-central-California-53

Vue sur le Golden Gate depuis le campanile du campus de Berkeley

Roadtrip-central-California-54

Vue sur le campus et le Nord de la baie de San Francisco

Roadtrip-central-California-55

Au Sud, vue sur Oakland

Roadtrip-central-California-56

Point d’affichage étudiant sur le campus de Berkeley

Roadtrip-central-California-57

Squirrel !

Roadtrip-central-California-58

Pas loin du campus de Berkeley, dans les ruelles

Roadtrip-central-California-59

Distributeurs de journaux, Berkeley

La Coupe Icare


Rien à faire, l’an prochain j’y vais !

Fiche de synthèse PPAM : Thym commun

Bonjour à tous,

Aujourd’hui un contenu un peu différent de ce à quoi je vous ai habitué, mais pour une fois 100% agro avec des ITK et tout le bordel. Je suis en train de travailler sur des fiches de synthèse concernant différentes espèces de plantes à parfum aromatiques et médicinales (PPAM). Aujourd’hui, tout pour produire, transformer et utiliser le Thym commun Thymus vulgaris L.

Bonne lecture ! 🙂

Taxonomie

Genre Thymus, famille des Lamiacées. Environ 350-400 espèces et variétés composent le genre Thymus, dont l’identification est peu aisée. On s’intéressera ici surtout au groupe représenté par le thym commun Thymus vulgaris L. et ses apparentés (espèces, variétés, hybrides) au port dressé, et non au groupe formé par le thym serpolet Thymus serpyllum, dit « thym sauvage » et ses apparentés au port rampant. Egalement membres du genre Thymus, ces derniers possèdent des usages comparables bien qu’ayant des arômes plus doux.

Description

Le thym commun Thymus vulgaris est un sous-arbrisseau pouvant atteindre 40 cm de hauteur. Tige tortueuse, très ramifiée, ligneuse dans sa partie inférieure. Feuilles petites, étroites, sessiles, roulées sur les bords, parfumées et de couleur vert bleu ou gris selon la saison et la variété. Les fleurs blanches à rosées à corolle bilabiées sont réunies en épis à l’extrémité des branches, et épanouies de mai à août.

Variétés et apparentés

Thym argenté Thymus vulgaris « silver posie » ou « Argenteus » : feuilles marbrées d’argent, saveur de thym modérée, les feuilles méritent d’être écrasées pour libérer tout leur arôme ; Thymus pulegioides : rustique, buissonnant, feuilles larges, fleurs rose mauve ; Thymus nitidus (syn T. richardii) : petite plante à feuilles étroites vert vif, fleurs pourpre pâle ; Thym orange Thymus x citriodorus « fragrantissimus » : 40cm, fleurs lilas pâle, feuilles gris-bleu, douces et fruitées, parfum d’orange épicée ; Thym citron Thymus x citriodorus : hybride au parfum de citron, fleurs lilas pale ; Thym citron « silver queen » Thymus x citriodorus « silver queen » : feuilles crème à argent, en hiver, bourgeons terminaux roses ; Thymus odoratissimus (syn. T. pallasianus) : longues branches lâches et molles, feuilles douces et citronnées, fleurs roses à calice pourpre. Le thym dit « maraicher » est un type issu de travaux de sélection, caractérisé par une grande productivité, des feuilles vertes et beaucoup plus longues et larges, et un arome moins puissant. Bien que les principes actifs varient en fonction de l’espèce et de la variété, mais également de l’emplacement et de l’exposition au soleil, la pharmacologie utilise une classification en 6 chémotypes, basée sur les composants majoritaires de l’huile essentielle : géraniol, linalol, terpineol, carvacrol, thymol, thujanol-4/terpineol-4.

Habitat et type de sol

Croit spontanément dans la garrigue et prés pauvres, coteaux arides, lieux rocailleux, se cultive en grande abondance jusqu’à 1500 m d’altitude. Sols calcaires, siliceux, arides, frais, légers, humifères, bien drainés. Les thyms redoutent les hivers humides et l’eau stagnante. Exposition plein soleil.

Maladies et ravageurs

Chenilles de noctuelles Emmelia traebaelis, larves de sésie Tinthia teneiformis qui perforent les tiges, piqures de cicadelles Eupteryx aurata, E. alticola et Emelyanoviana mollicula, punaises, thrips, lépidoptères Tortrix pronubana, géomètres, pyrales, altises, pucerons Myzus ornatus Laing., Kaltebachiella pallida, autres insectes tels que les genres Zygaena et Acidalia, Pyrausta aurata, P. purpuralis, P. sanguinalis et leurs chenilles, larves d’Arima marginata, escargots, maladies cryptogamiques Alternaria oleracera, Puccinia caulincola et P. menthae, Aecidium thymi, Thielavia microspora, dépérissement des plants clonés. Attention, la cuscute peut être apportée par le semis, rester vigilent.

Itinéraire technique

Semis. Compter 3 à 5 g de graines à l’are. Semer en caissettes ou sur mini mottes en mars-avril, support fin et bien drainé, sous abri à 20°C. Damer légèrement la terre avant semis et couvrir d’un peu de compost. Le délai de germination peut aller de 5 jours à un mois, en fonction des sources : deux semaines semble un intermédiaire plausible. Arrosez les plantules avec parcimonie, toujours par le bas, étant sensibles à la fonte des semis. Repiquage après 8 à 10 semaines, et une plantation définitive au printemps suivant.

Multiplication. Boutures, éclats de souche, et division permettent d’obtenir des pieds à partir d’une bonne plante mère. Prélevez les boutures sur les nouvelles pousses ou les bois tendres avant la floraison en fin de printemps, ou à l’automne. Hivernez les dernières boutures sous châssis froid. Les touffes bien établies (3 à 4 ans) doivent être divisées en fin de printemps en climat froid et humide, en automne en climat chaud et sec. La touffe doit être arrachée, et des morceaux pourvus de 6 à 12 brins séparés, en prenant soin de bien déchirer la souche. Replanter en enterrant toutes les parties qui ne portent pas de feuilles. Bien tasser la terre au pied et irriguer si besoin, et ce jusqu’au milieu de l’été.

Plantation. Pour les climats très chauds, plantation sous une ombre partielle. La plantation a lieu d’avril à mai ou d’aout à septembre. Les espacements sont de 20 à 40 cm sur le rang et 1,5 à 2 m entre les rangs selon les largeurs d’outil tracteur, 60 cm étant une largeur minimale pour les passages de cueillette. Soit une densité moyenne de 20 000 plantes/ha. Le thym peut rester en place pendant 6 ans.

Entretien. Désherber fréquemment ou pailler en sol très sec, lorsque les plantes sont jeunes. Lorsqu’elles sont adultes, il suffit de désherber avant la récolte. Irriguer seulement lors de la reprise ou en cas de sécheresse exceptionnelle. Si les récoltes sont espacées, tailler régulièrement en enlevant 10 à 15 cm de feuillage. Au printemps, tailler légèrement pour favoriser l’émission de jeunes pousses à l’arôme plus puissant, puis de nouveau après la floraison en fin d’été pour empêcher les plantes de devenir trop ligneuse ou éparpillée.

Récolte. La cueillette des feuilles peut se faire toute l’année pour un usage culinaire, et en début de floraison pour un usage médicinal. La récolte des sommités fleuries est recommandée en début de floraison lorsqu’elles sont particulièrement riches en principes actifs. Récolter à la faucille deux tiers de la repousse vers mars/avril et en fin d’automne. Déposer la récolte sur des draps et amener au fur et à mesure au séchoir.

Séchage. Le thym sèche facilement, sous réserve d’une bonne ventilation et de l’obscurité. Le séchage peut se faire sur canisses, dans ce cas, tendre des draps en dessous pour éviter des pertes de feuilles lors du séchage. Compter 3 à 7 jours de temps de séchage. Pour 1 kg de produit sec, compter 6,5-8kg de plante fraîche. On peut étaler jusqu’à 4 kg de plante fraîche par m², mais plus la couche est mince, plus la plante sèche vite.

Tri. C’est un poste important pour le thym. Battre dès que les feuilles sont bien sèches (ou rouler pour de petites quantités), puis trier à l’aide d’un sasseur ou de plusieurs tamis. Ventiler pour enlever les poussières.

Transformation et utilisation

Partie utilisée et usages. Sommité fleurie, feuilles, branche complète. Usage direct en aromate, infusion, macérat, huile essentielle (bain, savon, parfumerie, lotions, bains de bouche).

Propriétés. Bactéricide, antiviral, antifongique, expectorant, digestif par action antispasmodique sur l’intestin analogue à la papavérine (Bézanger-Beauquesne), immuno-stimulant. En usage externe, « tonique nerveux » qui lutte contre la dépression, le rhume et les difficultés respiratoires, et les douleurs musculaires. Certains auteurs lui accordent un rôle dans la désintoxication alcoolique (Annie Schneider). Les propriétés majeures diffèrent en fonction des différents chémotypes :

  • Le thym à thymol s’utilise en cas de fatigue générale, est un anti-infectieux et s’utilise dans le traitement de l’asthme, des dermites irritatives et de la couperose.
  • Le thym à géraniol est un antifongique, un antiviral et un antibactérien. C’est également un cardiotonique. Il s’utilise en cas de bronchite et d’entérite virale. Il est aussi utilisé dans les accouchements.
  • Le thym à linalol, est quant à lui, un antifongique dans les cas d’infection par Candida albicans. C’est également un vermifuge. De par sa moindre agressivité, ce chémotype est préféré pour les traitements concernant les enfants.
  • Le thym à paracymène est un antalgique s’utilisant principalement dans le traitement des rhumatismes et de l’arthrose.
  • Le thym à thujanol est un bactéricide (en particulier dans le cas de chlamydia) ainsi qu’un viricide.

Indications. Etats fébriles et grippaux, infections intestinales et urinaires, infections ORL et bronchiques, asthme, asthénie physique et psychique.

Constituants principaux. Huile essentielle à forte teneurs en phénols (dominante thymol, carvacrol, linalol, également cinéol, boméol), flavonoïdes (apigénine, lutéoline), acides phénols (rosmarinique et caféique), saponines à propriété antibiotique (n-triacontane). Nombreux minéraux et éléments-traces dont lithium, aluminium, calcium.

Toxicité et précautions d’emploi. Eviter un usage prolongé et un surdosage, les phénols étant hépatotoxiques. Contre-indiqué en cas de grossesse, d’allaitement et pour les jeunes enfants.l’huile essentielle de thym contient des phénols hépatotoxiques. 15 mL sont mortels pour un adulte, et en fonction des chémotypes et distillats, certaines huiles essentielles sont dermocaustiques. Respecter les précautions d’usage.

Formes d’emploi

  • Evaporation : 1 goutte d’huile essentielle 4 à 5 fois par jour pour ambiance olfactive, pas d’utilisation prolongée en diffusion atmosphérique, pas d’utilisation en inhalation.
  • Utilisation cutanée : 2 à 3 gouttes en dilution maximale à 5% dans une huile végétale, sur la zone à traiter.
  • Prise orale : uniquement sur avis officinal ou médical, 1 goutte par jour diluée dans une huile végétale en mélange avec de l’huile essentielle de citronnier. Poudre totale de sommités fleuries : 325 mg/gélule, 1 gélule 3x/jour avant les repas.
  • Infusion : 15g/L de branches avec sommités fleuries. Porter l’eau à ébullition, laisser infuser 10 minutes. 3-4 tasses par jour pour les affections bronchiques ou digestives. Variante en infusion composée : 20 g d’un mélange thym-menthe-réglisse, 2 tasses par jour pour indigestion et flatulences.
  • Limonade de thym : remplir une bouteille de rameaux avec sommités fleuries, recouvrir d’eau de source, laisser infuser en plein soleil pendant 3 à 4 jours. filtrer, ajouter un peu de sucre suivant votre goût. Bien mélanger et conserver au frais.
  • Sirop de thym : 2 grosses poignées de thym (en grammes ?), 1 L d’eau, 1 kg de sucre. Verser l’eau bouillante sur le thym et laisser infuser à couvert pendant toute une journée. Filtrer, ajouter le sucre et faire cuire à petit feu pendant 20-30 minutes. Vérifier la consistance du sirop. Conserver au frais ou stériliser pendant 20 minutes.
  • Apéritif au thym : 40 g de thym, 1 L de vin blanc sec et miel liquide à volonté. Faire macérer le thym dans le vin blanc pendant 10 à 15 jours, filtrer, ajouter miel suivant gout, bien mélanger et mettre en bouteille pour conserver 2 à 3 mois avant dégustation.
  • Liqueur : faire macérer pendant 10 à 15 jours un bouquet de thym en fleur dans 500mL d’alcool à fort titrage, idéalement 90°. Quand la solution commence à virer du vert au jaune brun, filtrer. Mélanger a un sirop obtenu par fonte à chaud de 200 g de sucre dans 500 mL d’eau. Un verre a liqueur 2 fois par jour.

Bibliographie

  • Anonyme (2014) Thymus vulgaris – Wikipedia
  • Avramov, Y. (2006) Ces précieuses plantes de méditerranée, Ed. Edisud, Coll. Je choisis le naturel !
  • Bremness L. (2005) Plantes aromatiques et médicinales, Ed. Larousse, Coll. L’œil nature
  • Cox J., Moine M.-P. (2011) Petit guide des herbes aromatiques – Semer. Récolter. Cuisiner, Ed. Le courrier du Livre
  • Fabiani G. (2006) Elixirs et boissons retrouvés, Ed. Equinoxe, Coll. Carrés gourmands
  • Galibert D. (2013) Bien être et santé – tout savoir sur les plantes et les huiles essentielles
  • Gerbranda W. (2004) La culture des plantes aromatiques et médicinales en bio, Ed. Editions du Fraysse
  • Guillet D. (2012) Semences de Kokopelli
  • Künkele U., Lohmeyer T. R. (2007) Plantes médicinales – Identification, récolte, propriétés et emplois, Ed. Parragon Books
  • McVicar J. (2006) Le grand livre des herbes, Ed. De Borée
  • Paume M.-C. (2007) Sauvages et médicinales – Plantes remèdes pour nos petits maux, Ed. Edisud, Coll. Je choisis le naturel !
  • Schall S. (2014) Mon jardin de plantes médicinales – Comment les cultiver, les conserver, les utiliser, Ed. Larousse

C’est la rentrée !

Foutage-de-gueule-rentree

Sérieusement… ça ne vous a jamais chatouillé l’esprit ? A part s’il y a entente sur les prix et lobbying auprès de l’éducation nationale, je ne comprends pas comment les tarifs de ces foutues calculatrices aux technologies du siècle passé puissent rester toujours aussi élevés.

  • A propos…

    Jérémy Lavarenne
    Ingénieur agronome et doctorant en biologie intégrative des plantes, je suis à mes heures perdues un internaute averti, ainsi qu'un biologeek définitivement atteint.
    Bienvenue sur mon blog.
    Retrouvez-moi sur ces réseaux
  • Rejoignez-nous sur Facebook

  • Suivez-moi sur Twitter !

  • Catégories

  • Mots-clés

  • Archives

  • Pages et Articles Phares