Le mot de Jay

Blog d'un jeune ingénieur agronome

Tag: biologie

Ph.Diddy at the conference

La suite des aventures de Ph.Diddy, présentant son poster à sa première conférence. Décidément les gars de Life Technologies mettent les moyens dans cette campagne de pub sympa, pour laquelle ils prévoient même un quatrième épisode! 🙂

Meet Ph.Diddy and Ph.Diva

Life Technologies, une entreprise commercialisant matériels et consommables pour les sciences du vivant, se lance à son tour dans une campagne de promotion en chansons, à la croisée des mondes entre BioRad, son concurrent, et le webcomic PhD Comics. Je trouve le résultat très sympa, et je suis sûr que plein d’entre vous se reconnaîtront (malheureusement?) dans les personnages… :p Merci à Hélène pour la découverte 🙂

Et puisque vous êtes sages, voila la traduction des paroles de la première chanson!

Ph.Diddy is on the Scene – Animation of life in the biotech lab – Paroles

J’étais la ceinture noire de ma promo, noté comme un winner
Premier jour au boulot, dans la machine à ADN
Mes futurs collègues me regardent depuis le thermocycleur
En me dévisageant, MC Doctorant entre en scène

Je récupère ma pipette
Et j’la tune pour pas m’la faire tirer
Je fais tourner le thermocycleur
Mes échantillons sont au frais

Yeah, j’éjecte les cônes comme si j’suis là depuis toujours
Et j’attends que les machines tournent
Avec ma tranche de pizza gratos

Je fais tourner mon premier Western Blot
Mec, cette scène de labo est trop facile
Mais attends, minute,
Je me sens barbouillé maintenant

C’est du Trizol que je sens?
Oh, j’ai le tournis
J’ai du faire tomber mon putain d’échantillon
Dans la poubelle à déchets biologiques

C’est un super thésard,
Tout un programme pour changer l’avenir, c’est vrai.
Il voit son nom sous les projecteurs,
Et un papier majeur dans Nature, c’est vrai.

J’fais toujours pousser mes cellules,
Je travaille toujours tard.
J’ai vidé la poubelle biologique
tellement souvent que j’en ai marre.

J’ai eu des échantillons sabotés, perdus,
J’en ai fait tomber par terre
Une paillasse en bordel, des tampons vides,
Et tout un tas de commérages sur la politique interne

Mon directeur de thèse buggue,
Mec, il parle comme mon père
Western Blot, encore une fois
Mais sur le développement y’a nada

Je fais mon temps sous la hotte à flux laminaire
Pendant les weekends, mec
C’est le seul moment où je pouvais!

Mais tout d’un coup, mes données commencent à dire quelque chose,
Même les bandes du Western Blot commencent à apparaître!
Donc je répète une fois de plus toutes les étapes nécessaires,
Mais toutes mes cultures, ben…
Virent au jaune.

C’est un super thésard,
Tout un programme pour changer l’avenir, c’est vrai.
Il voit son nom sous les projecteurs,
Et un papier majeur dans Nature, c’est vrai.

Les sérums et les milieux ont été déplacés
Sans aucune excuse
Et toutes mes cellules présentent une mauvaise morphologie

Et mon directeur de thèse commence à flipper
« Trouve quelque chose que tu peux prouver! »
Mais l’aggravation de la contamination
Me pourrit tout mon groove.

Donc je reste tard une fois de plus
Comme le détenu du labo
Il est 21h
Mais le thermocycleur est libre

Je comprends pas
C’qu’il se passe maintenant!
Ouais, j’abandonne.
J’agite le drapeau blanc

Ouh ouh, super doctorant
Je parle du super mauvais doctorant
Ouh ouh, super doctorant
Je parle du super mauvais doctorant

Ma transfection a fonctionné
Confirmé avec la puce Pol-II
Ma mutagénèse a déterminé le facteur de transcription ciblé!

Je laisse pas tomber!
Je peux toujours faire de la bioch’
Mes gènes vont s’exprimer et je vais en tirer quelque chose

Et oui, je dois avoir des résultats
Que personne ne peut réfuter
Et je vais rapidement passer de la rédaction à la publication
J’ai enfin fini d’écrire la discussion
Pendant que mon directeur de thèse, une fois de plus, améliore mon introduction

C’est parti, yo
Voila le scénario
Revue par les pairs en attente
Quand exactement? J’en sais rien

Mon article va être publié
Ma recherche est légitime
Ok, c’est pas vraiment Nature mais…
Je l’ai fait!

C’est un super thésard,
Tout un programme pour changer l’avenir, c’est vrai.
Il voit son nom sous les projecteurs,
Et un papier majeur dans Nature, c’est vrai.

Bref, j’ai passé ma thèse

Un spoof qu’il est bien avec des biologistes niçois dedans ! J’ai adoré le « OUAIS CORALIE J’AI UNE BANDE ! » de monsieur Alex 🙂

La science des sapins de Noël

Hello ! Aujourd’hui, on attaque la thématique des fêtes de fin d’année (ben quoi ? on est en décembre après tout) avec cette petite vidéo de Nottingham ScienceCity qui vous aidera à bien choisir l’espèce de votre sapin de Noël. Bon, c’est en anglais par contre…

Les hommes pensent-ils avec leur pénis ?

Haaa, mes amis, la science nous apporte décidément bien des éléments de réponse à certains des plus grands mystères de l’humanité !

En effet, les apports à la problématique que nous poserons dans l’article d’aujourd’hui pourraient avoir des retombées importantes en sociologie, plus précisément dans le domaine des rapports entre genres, en particulier lors de situations conflictuelles homme/femme comprenant l’expression familière « tu ne penses qu’avec ta bite ».

L’hypothèse de départ, basée sur une variante de l’expression sus-citée, consiste en une assertion reconnue et partagée par des groupes suffisamment importants pour permettre son référencement Google. Elle existe sous plusieurs formes, dont la plus politiquement correcte pourrait être :

« Les hommes pensent avec leur pénis »

Notons que les variations de cette affirmation peuvent être aisément visualisés via Google à l’aide de l’opération booléenne « les hommes pensent avec »  -« ce que pensent les hommes », permettant d’exclure les résultats de recherche parasites liés à la mauvaise comédie sentimentale au titre approchant.

Les résultats des activités de recherche sur le sujet sont les suivants :

D’un point de vue histologique, nous pouvons donner des éléments de réponse préliminaires quant à la nature de l’innervation de l’organe (nerfs ilio-inguinal, génitofémoral/crural, dorsal inférieur, dorsal supérieur), dont l’organisation fasciculaire et non en réseau ne permet à priori pas un degré de complexité suffisant à la genèse d’oscillations propres à une activité cérébrale.

Mais au delà de ces considérations neurobiologiques, intéressons-nous à une approche évolutive. En effet, d’après les travaux de McLean, C. Y. et al. publiés dans Nature 471, une mutation survenue lors de la spéciation de l’espèce humaine serait à l’origine de la perte d’épines péniennes, lesquelles permettent à nos proches cousins hominidés le retrait de la semence de compétiteurs lors de l’acte reproducteur. De plus, cette modification du génome semblerait être liée au déverrouillage de mécanismes de limitation du volume cérébral, lequel pourrait être mis en corrélation à des changements comportementaux importants relatifs à une adoption plus nette d’une stratégie reproductive monogame.

En guise de conclusion, nous pouvons donc affirmer que 1) d’un point de vue tissulaire, les hommes sont incapables de penser avec leur pénis, et que 2) d’un point de vue évolutif, les hommes délaissent des stratégies de compétition probablement peu agréables pour leurs compagnes (ouille! ça pique!) au profit de pénis glabres, de comportements monogames, et d’un développement de l’intellect lié à une augmentation du volume cérébral.

En guise de conclusion à la conclusion, nous pouvons donc dire que non seulement les hommes ne pensent pas avec leur pénis, mais en plus, et histoire de satisfaire leurs partenaires, font des efforts dans ce sens depuis plusieurs dizaines de milliers d’années.

Pour appuyer le tout et pour preuve de la bonne foi de la gent masculine, voici quelques statistiques très sérieuses concernant les préférences des hommes quant à deux situations.

Il s’avérerait ainsi que des choix implicites d’ordre évolutif (ici, l’augmentation de l’intellect) se répercutent également à l’échelle de l’individu. Mesdames, que vous faudrait-il de plus…? Messieurs, voici de quoi argumenter en cas de dispute.

Pour la science ! <o/

« Les chimpanzés, nos plus proches cousins dans l’arbre du vivant, sont pourvus d’épines péniennes »

N.B.: le contenu de cet article est à prendre au n-ième degré, d’où sa classification sous la catégorie « déviances ». Mmmokay?

Sources:

  • A propos…

    Jérémy Lavarenne
    Ingénieur agronome et doctorant en biologie intégrative des plantes, je suis à mes heures perdues un internaute averti, ainsi qu'un biologeek définitivement atteint.
    Bienvenue sur mon blog.
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