Le mot de Jay

Blog d'un jeune ingénieur agronome

Tag: humour

Une annonce d’intérêt public de votre Professeur

En ce jour de fin du monde et pour commencer les fêtes dans la joie et la bonne humeur, voici un communiqué de fin d’année de la part votre Professeur, traduit ci-dessous. 🙂

A Public Service Announcement from Your Professor – PhD Movie

Nous arrivons à la fin de l’année calendaire 2012, ce qui bien sur ne signifie rien pour nous autres professeurs. Cependant, c’est une période spéciale de l’année, une période de générosité. En cela, je m’attends à ce que chacun d’entre vous donne 100% de son temps à ses recherches. Oui, je parle bien de 24 heures.

J’ai compilé une liste de choses que j’attends de votre part pour le matin de Noël:

– 12 gigaoctets de données. Des données utilisables.
– 11 pipetages de pipettes.
– 10 chapitres de thèse.
– 9 post-docs qui se pavanent.
– 8 méthodes matheuses.
– 7 souffrances de L3.
– 6 soutenances de Master 2.
– 5 bagues de fiançailles, mais refusées, bien sûr, vous êtes bien trop occupés pour ce genre de trivialités.
– 4 codes en train de compiler.
– 3 cafetières à piston, merci.
– 2 financements du ministère de la défense.

Et tout cela pour Noël, la semaine prochaine.

Maintenant, il m’a été demandé de vous rappeler, si vous vous retrouvez sous une branche de gui, de faire attention à votre santé et sécurité. Le gui est après tout une plante toxique et ne doit pas être cultivée sur le campus. Enfin, le monde étant sensé arriver à sa fin ce mois-ci, si cela doit se réaliser, je m’attends à ce que chacun d’entre vous soit là où il doit être: au labo !

LOL Mountain

Variantes: 12

« Notre point G, il est dans la penderie »

Traversant Nice en bus, je suis resté bête devant l’une des affiches des 3 Suisses annonçant fièrement:

« Notre point G, il est dans la penderie »

Partant de cette affirmation constituant l’un des slogans de la campagne de publicité pour la célèbre marque de prêt à porter par correspondance, effectuons une petite analyse sémantique capillotractée.

Considérons que le point G suscité constitue chez la femme le centre « ultime » du plaisir, fait à priori largement sous-entendu dans l’affiche considérée. Considérons également que le concept de plaisir, et plus particulièrement que « son refus, conscient ou inconscient, révèle un trouble psychique ». Considérons enfin que le public visé par cette campagne de communication soit dans un état de santé mentale globalement bon. Nous pouvons alors supposer que les consommatrices visées par cette publicité acceptent un tel plaisir, et vont chercher à le stimuler.

Mettant cette analyse de côté et reprenant l’accroche publicitaire, il est affirmé que le point G se trouve « dans la penderie ». Au delà de l’incohérence anatomique soulevée (le point G se trouverait dans la zone antérieure du vagin correspondant aux glandes de Skene, et non pas dans un meuble de forme circulaire, cf. photo), nous pouvons relever une incohérence sémantique : comment stimuler l’intérieur d’un meuble ? Afin de mieux comprendre, considérons que les termes « dans la penderie » ne se réfèrent pas à une position spatiale mais à son contenu, étant naturellement et très probablement de nature vestimentaire. Ainsi, nous pouvons comprendre que la consommatrice visée cherchera à se donner du plaisir en stimulant, incidemment en élargissant, sa garde-robe.

Cependant, l’élargissement d’un stock vestimentaire n’apportant pas, à un homme non-métrosexuel tel que je suis, de satisfaction particulière, comment interpréter la finalité d’un tel acte ?

En toute logique, il peut paraître en effet évident que le but d’une garde robe élargie est d’augmenter les possibilités de choix cohérents menant à une combinaison vestimentaire appropriée ayant pour objectif l’amélioration de son apparence, n’étant cependant que l’un des implicites du processus de séduction. Le but explicite de ce processus étant l’augmentation des probabilités de rencontre d’un partenaire sexuel potentiel, et considérant que chez l’Homme la pratique de l’acte sexuel à pour but quasi-exclusif le plaisir, nous nous trouvons ici confrontés un paradoxe elliptique : si le point G (par extension, le plaisir ultime) se trouve uniquement dans la penderie, quel est l’intérêt de la séduction en vue d’obtenir un rapport sexuel dénué de ce point G (par extension, de plaisir ultime) ?

Faisant volontairement l’impasse sur une analyse psychologique plus détaillée du rôle de la garde-robe dans les phénomènes d’auto-évaluation du genre féminin et considérant ainsi que le plaisir de la garde robe n’est pas à but unique de séduction, nous conclurons finalement sur l’hypothèse simpliste que la firme 3 Suisses possède une vision conservatrice de la femme, qui ne doit pas prendre aucun plaisir durant un acte qui n’a pour unique objectif que la procréation, et compenser sa frustration par l’achat compulsif de prêt-à-porter.

Merci. Au revoir.

Sources : 3 Suisses, Psychologies, Wikipédia

  • A propos…

    Jérémy Lavarenne
    Ingénieur agronome et doctorant en biologie intégrative des plantes, je suis à mes heures perdues un internaute averti, ainsi qu'un biologeek définitivement atteint.
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