Le mot de Jay

Blog d'un jeune ingénieur agronome

Tag: sociologie

Les hommes pensent-ils avec leur pénis ?

Haaa, mes amis, la science nous apporte décidément bien des éléments de réponse à certains des plus grands mystères de l’humanité !

En effet, les apports à la problématique que nous poserons dans l’article d’aujourd’hui pourraient avoir des retombées importantes en sociologie, plus précisément dans le domaine des rapports entre genres, en particulier lors de situations conflictuelles homme/femme comprenant l’expression familière « tu ne penses qu’avec ta bite ».

L’hypothèse de départ, basée sur une variante de l’expression sus-citée, consiste en une assertion reconnue et partagée par des groupes suffisamment importants pour permettre son référencement Google. Elle existe sous plusieurs formes, dont la plus politiquement correcte pourrait être :

« Les hommes pensent avec leur pénis »

Notons que les variations de cette affirmation peuvent être aisément visualisés via Google à l’aide de l’opération booléenne « les hommes pensent avec »  -« ce que pensent les hommes », permettant d’exclure les résultats de recherche parasites liés à la mauvaise comédie sentimentale au titre approchant.

Les résultats des activités de recherche sur le sujet sont les suivants :

D’un point de vue histologique, nous pouvons donner des éléments de réponse préliminaires quant à la nature de l’innervation de l’organe (nerfs ilio-inguinal, génitofémoral/crural, dorsal inférieur, dorsal supérieur), dont l’organisation fasciculaire et non en réseau ne permet à priori pas un degré de complexité suffisant à la genèse d’oscillations propres à une activité cérébrale.

Mais au delà de ces considérations neurobiologiques, intéressons-nous à une approche évolutive. En effet, d’après les travaux de McLean, C. Y. et al. publiés dans Nature 471, une mutation survenue lors de la spéciation de l’espèce humaine serait à l’origine de la perte d’épines péniennes, lesquelles permettent à nos proches cousins hominidés le retrait de la semence de compétiteurs lors de l’acte reproducteur. De plus, cette modification du génome semblerait être liée au déverrouillage de mécanismes de limitation du volume cérébral, lequel pourrait être mis en corrélation à des changements comportementaux importants relatifs à une adoption plus nette d’une stratégie reproductive monogame.

En guise de conclusion, nous pouvons donc affirmer que 1) d’un point de vue tissulaire, les hommes sont incapables de penser avec leur pénis, et que 2) d’un point de vue évolutif, les hommes délaissent des stratégies de compétition probablement peu agréables pour leurs compagnes (ouille! ça pique!) au profit de pénis glabres, de comportements monogames, et d’un développement de l’intellect lié à une augmentation du volume cérébral.

En guise de conclusion à la conclusion, nous pouvons donc dire que non seulement les hommes ne pensent pas avec leur pénis, mais en plus, et histoire de satisfaire leurs partenaires, font des efforts dans ce sens depuis plusieurs dizaines de milliers d’années.

Pour appuyer le tout et pour preuve de la bonne foi de la gent masculine, voici quelques statistiques très sérieuses concernant les préférences des hommes quant à deux situations.

Il s’avérerait ainsi que des choix implicites d’ordre évolutif (ici, l’augmentation de l’intellect) se répercutent également à l’échelle de l’individu. Mesdames, que vous faudrait-il de plus…? Messieurs, voici de quoi argumenter en cas de dispute.

Pour la science ! <o/

« Les chimpanzés, nos plus proches cousins dans l’arbre du vivant, sont pourvus d’épines péniennes »

N.B.: le contenu de cet article est à prendre au n-ième degré, d’où sa classification sous la catégorie « déviances ». Mmmokay?

Sources:

Homo sapiens itaus

Yope !

Voila le texte du pseudo-reportage animalier rédigé dans le cadre de la soirée « la télé des ITA1 » de la semaine dernière, qui est une caricature de l’étudiant en première année d’ingénierie agricole dans son environnement naturel de semaine d’intégration…

Depuis les années 2000, professeurs et chercheurs en naturalisme perdent peu à peu l’espoir de la découverte de nouvelles espèces vertébrées. Mais c’est sans compter sur l’incroyable découverte effectuée ces dernières semaines par les personnels d’une école d’ingénieurs française, la mise au jour de l’espèce Homo sapiens itaus, de son nom commun ITA1.

Morphologie : alors que les mâles sont caractérisés par une protubérance graisseuse unique en position abdominale et une pilosité uniformément développée sur toute la surface du corps, les femelles possèdent généralement en partie thoracique au moins deux de ces masses graisseuses, et arborent une longue crinière.

Répartition géographique : bien que de très rares individus aient été observés en milieux urbains partout en France, le mois de septembre aura été marqué par l’observation d’une migration massive des individus en direction d’une zone très restreinte de la région Auvergne enclavée entre un aéroport, une zone industrielle, une autoroute et une décharge. L’espèce y est ainsi devenue endémique.

Alimentation : bien que morphologiquement différents, mâles et femelles ont un régime alimentaire essentiellement basé sur des ressources liquides fermentées ou distillées (généralement de la bière ou du pastis), idéalement complémenté d’apports lipidiques (chips, cacahuètes). Leur zone de chasse a été identifiée comme se trouvant à quelques centaines de mètres de leur habitat, sur le territoire dit « Cora » par les autochtones. Les ITA1 s’y rendent généralement en meutes.

Vie sociale : l’ITA1 est une espèce principalement nocturne, ses cycles d’éveil étant ponctués de rites festifs tendant à des comportements aberrants difficilement analysables. Par exemple, des individus peuvent se retrouver à passer une nuit entassés dans un dortoir, alors que vivant nativement au sein de niches de taille variable et structurellement très organisées.

Reproduction : le cycle de reproduction est intimement lié à la hiérarchie. Il existe trois catégories d’individus occupant des places sociales très inégales. Ces différences, semblant être dues au sex-ratio de 75-25 femelle-mâle, sont les suivantes :

  • les individus « femelle alpha », vivant dans des niches de 28 m²
  • les individus « femelle bêta », vivant dans des niches de 18 m²
  • les individus mâle, vivant dans des niches de 14 m²

La phase de reproduction commence par une parade nuptiale à trois partenaires entre mâle, alpha et bêta. La fécondation a ensuite lieu, la femelle alpha accédant la première au mâle pour y déposer sa semence. Puis, alpha peut féconder bêta. Il convient de noter que la taille des niches est ici idéalement répartie en fonction de l’activité sexuelle des protagonistes.

Occupations : en dehors des rites festifs et des périodes de reproduction, l’ITA1 passe la majorité de son temps à somnoler, voire dormir quitte à perdre tout réflexe de survie, en position préférentiellement assise, et en groupe.

Evolution : selon la théorie darwinienne, et selon la pression de sélection de l’environnement, obligeant à une activité plus intense en fonction du temps de vie, il est supposé et communément admis que l’ITA1 peut évoluer en une espèce plus adaptée à son environnement, l’ITA2. Des observations relatent son existence, mais nous en parlerons dans un prochain article.

Un groupe d’ITA1 et 2 en migration, plateaux du Sancy

P.S.: j’ai rajouté le Puy de Dôme et un des cols du Sancy à ma carte des montagnes grimpées!

« Notre point G, il est dans la penderie »

Traversant Nice en bus, je suis resté bête devant l’une des affiches des 3 Suisses annonçant fièrement:

« Notre point G, il est dans la penderie »

Partant de cette affirmation constituant l’un des slogans de la campagne de publicité pour la célèbre marque de prêt à porter par correspondance, effectuons une petite analyse sémantique capillotractée.

Considérons que le point G suscité constitue chez la femme le centre « ultime » du plaisir, fait à priori largement sous-entendu dans l’affiche considérée. Considérons également que le concept de plaisir, et plus particulièrement que « son refus, conscient ou inconscient, révèle un trouble psychique ». Considérons enfin que le public visé par cette campagne de communication soit dans un état de santé mentale globalement bon. Nous pouvons alors supposer que les consommatrices visées par cette publicité acceptent un tel plaisir, et vont chercher à le stimuler.

Mettant cette analyse de côté et reprenant l’accroche publicitaire, il est affirmé que le point G se trouve « dans la penderie ». Au delà de l’incohérence anatomique soulevée (le point G se trouverait dans la zone antérieure du vagin correspondant aux glandes de Skene, et non pas dans un meuble de forme circulaire, cf. photo), nous pouvons relever une incohérence sémantique : comment stimuler l’intérieur d’un meuble ? Afin de mieux comprendre, considérons que les termes « dans la penderie » ne se réfèrent pas à une position spatiale mais à son contenu, étant naturellement et très probablement de nature vestimentaire. Ainsi, nous pouvons comprendre que la consommatrice visée cherchera à se donner du plaisir en stimulant, incidemment en élargissant, sa garde-robe.

Cependant, l’élargissement d’un stock vestimentaire n’apportant pas, à un homme non-métrosexuel tel que je suis, de satisfaction particulière, comment interpréter la finalité d’un tel acte ?

En toute logique, il peut paraître en effet évident que le but d’une garde robe élargie est d’augmenter les possibilités de choix cohérents menant à une combinaison vestimentaire appropriée ayant pour objectif l’amélioration de son apparence, n’étant cependant que l’un des implicites du processus de séduction. Le but explicite de ce processus étant l’augmentation des probabilités de rencontre d’un partenaire sexuel potentiel, et considérant que chez l’Homme la pratique de l’acte sexuel à pour but quasi-exclusif le plaisir, nous nous trouvons ici confrontés un paradoxe elliptique : si le point G (par extension, le plaisir ultime) se trouve uniquement dans la penderie, quel est l’intérêt de la séduction en vue d’obtenir un rapport sexuel dénué de ce point G (par extension, de plaisir ultime) ?

Faisant volontairement l’impasse sur une analyse psychologique plus détaillée du rôle de la garde-robe dans les phénomènes d’auto-évaluation du genre féminin et considérant ainsi que le plaisir de la garde robe n’est pas à but unique de séduction, nous conclurons finalement sur l’hypothèse simpliste que la firme 3 Suisses possède une vision conservatrice de la femme, qui ne doit pas prendre aucun plaisir durant un acte qui n’a pour unique objectif que la procréation, et compenser sa frustration par l’achat compulsif de prêt-à-porter.

Merci. Au revoir.

Sources : 3 Suisses, Psychologies, Wikipédia

  • A propos…

    Jérémy Lavarenne
    Ingénieur agronome et doctorant en biologie intégrative des plantes, je suis à mes heures perdues un internaute averti, ainsi qu'un biologeek définitivement atteint.
    Bienvenue sur mon blog.
    Retrouvez-moi sur ces réseaux
  • Rejoignez-nous sur Facebook

  • Suivez-moi sur Twitter !

  • Catégories

  • Mots-clés

  • Archives

  • Pages et Articles Phares