Trois jours à San Francisco

Hello !

J’écris peu et j’en suis désolé… Avec le boulot qui me prend beaucoup de mon temps, la seule chose que j’aie envie de faire en rentrant c’est de prendre une douche, de manger un morceau et de me poser. Certains soirs j’arrive à avancer sur des petits trucs, et d’autres c’est la fatigue et la flemme qui l’emportent. Bref ! Toujours est-il que j’ai réussi à cumuler suffisamment de temps pour vous préparer ce petit post, alors profitez-en !

Les weekends du 19 et du 26, nous avons profité de la présence temporaire du koupain Yoan (clique ici pour accéder à sa maison sur les internets) sur le campus de Stanford pour faire un convoi en direction de San Francisco (et squatter par la même et de façon mémorable l’hôtel de l’université). Trois jours, c’est court pour visiter SF, la capitale de « NorCal », le nord de la Californie. Pour resituer dans le contexte géographique, la ville de San Francisco s’étend au Nord d’une péninsule qui ferme la baie éponyme, large de 20 km pour 95 km de long. Au Nord de la ville, le mythique Golden Gate Bridge passe par dessus le détroit reliant la baie à l’océan Pacifique, situé à l’Ouest. A l’Est, l’île d’Alcatraz, et le Bay Bridge qui traverse la baie de part en part. Au Sud et jusqu’après l’extrémité méridionale de la baie, un certain nombre d’agglomérations constituant la Silicon Valley, le chaudron de la soupe primordiale de l’Internet où bouillonne l’innovation en informatique et biotechnologies.

En arrivant pour la première fois en ville, certains éléments forts marquent l’appartenance à la famille des grandes zones urbaines américaines, et collent à l’image inconsciente imprégnée par vingt-quatre années passés devant des programmes télévisés souvent mal doublés : grands buildings aux surfaces miroitantes, bâtiments en briques rouges et rambardes de secours escamotables, avenues tracées au cordeau et numérotées plutôt que nommées, le tout dans une parfaite perpendicularité, et enfin, clou du spectacle de la cerise sur le gâteau, les rues en pente et leurs angles nets si chers aux cascades de Starsky et Hutch.

Nos pérégrinations à travers la ville nous ont ainsi menées de Pier 39, l’emblématique ponton aux otaries, au Golden Gate Bridge, tout en passant par Chinatown, Financial District, North Beach, le Golden Gate Park, Twin Peaks ainsi que le Golden Gate National Recreation Area. Mais ce n’est que trop peu de temps passé dans cette ville toute en volumes – on n’arrête pas de hocher la tête pour observer des plus hauts buildings aux plus abruptes pentes des rues – qui semble regorger d’une vie commerciale, culturelle ou nocturne très intense… Une vie également très compartimentée, les différentes ethnies ou courants semblant être intrinsèquement associés à certains quartiers : les hippies aux alentours du Golden Gate Park, les asiatiques à Chinatown, les japonais à Japantown, les ressortissants de la botte à North Beach… autant de quartiers et de signes distinctifs très visibles qui seraient perçus dans notre vieille France comme autant de signes discriminatoires.

Dommage que nous n’ayons pas pu passer de soirée sur place… Mais remercions tout haut notre hôte Yoan pour son accueil couillu, sa fine cuisine à base de cream cheese et de poivrons crus, sa rigolosité et bien évidemment sa magnificence blogguerie !

Sur ce, des photos. Et des vidéos. Et même des gifs animés. Oui oui !

Et puis, y’en a aussi plein d’autres sur le blog d’Alexia !

Bisous !

Alcatraz vu depuis le Pier 39
Alexia can do it !
Call the cops ! NOW !
Il faut bien l’avouer, c’était avant tout une sortie photo.
A Chinatown
Le Financial District vu depuis un angle de rue de Chinatown
Un coin franchouillard pas loin de la Dragon Gate
Vue des facades, pas loin du quartier des musées
Un des rares moments où les deux ont posé leurs appareils photo
Dans le quartier des musées
Sur Market Street
Kearnyyy
Financial District
When they see me walkin, they hatin’
Quelque part vers Telegraph Hill
Le Financial District vu depuis les alentours de Coit Tower
Gros squat, merki !
A Twin Peaks
West Coast Whatever
Beaux gosses à SF
Le Golden Gate Bridge vu depuis Marina Bd

Le Golden Gate vu depuis l’autre côté l’autre côté de l’estuaire

 

La Caaaliiifooorniiie (air connu)

Hey !

Ca fait un bail, pas vrai ? Le truc de bien, c’est que j’ai plein de choses à vous raconter ! 🙂

Comme je vous le disais dans un précédent article, j’ai commencé un nouveau boulot ! J’ai été engagé au travers d’un contrat VIE (volontariat international en entreprise) d’une durée de 18 mois pour le compte de Vilmorin, un semencier espèces potagères faisant partie du groupe Limagrain. Je travaille dans l’équipe de recherche en charge du programme de sélection chou-fleur, en tant qu’assistant sélectionneur détaché aux Etats-Unis. Un nouveau voyage, une nouvelle vie pour une année et demie ! Ces derniers temps donc, en vue de tout préparer, j’ai pas mal vadrouillé… dans la région nantaise du côté de chez Alexia, à Angers pour deux semaines de formation au siège de l’entreprise, dans le vent et la pluie des Côtes d’Armor et de la Manche pour quelques jours de terrain, à Paris pour les formalités administratives, et par l’aéroport de Francfort pour les correspondances Lufthansa, pour finalement rallier la Californie le 2 Mars. Les trois semaines passées ont été bien remplies, et je commence à prendre le coup, ce qui me permet me poser tranquillement. Retrospective time !

Les Etats Unis d’Amérique, United States of America, ‘murica ! Le pays de l’Oncle Sam et des libertés, que tout le monde connaît sans connaître. La faute à un soft power sans égal : cinéma, séries, musique, internet, nouvelles technologies, recherche et innovation, c’est là que ça se passe !

Dès l’appareil sur le tarmac, quelques impressions à chaud en zyeutant par le hublot : partout, de gros véhicules ! Grosses berlines, gros 4×4, gros camions style « long capot ». En descendant de l’avion le « danke, auf wiedersehen » de l’hôtesse allemande annonce clairement la couleur : la vieille Europe est loin, bien loin, de l’autre côté de l’océan. Dans les couloirs de débarquement, on se presse et l’on se prépare à la rencontre du premier citoyen américain du voyage : le garde-frontière. Appréhension lors du contrôle du visa et des empreintes, l’antipathique personnage au chewing-gum laisse passer. Avec – 9 h de décalage dans les dents, la journée commence à être longue. Mon responsable vient me chercher avec son gros 4×4, et nous prenons la route direction Hollister. Tout en remontant la Silicon Valley et passant devant un centre de recherches de la NASA et les sièges de Microsoft, Intel, Cisco, McAffee et compères informatisants, séance d’observation et de décryptage de la conduite californienne (ne vous en faites pas, j’y reviendrai plus longuement dans un autre article). Arrivés à destination, mon responsable me fait faire un tour d’horizon des principales enseignes commerciales du coin. Le distributeur automatique refuse quant à lui de me faire faire le tour de mon compte en banque pour me filer du biffeton vert. Merci les sécurités ! Enfin, le temps de visiter des appartements repérés sur Craigstlist, l’équivalent local de notre Le Bon Coin national, installation au motel pour la première semaine.

Chouette motel d’ailleurs, ce Best Western San Benito Inn, avec une chambre propre et très bien équipée, une piscine dont je n’ai pas profité, et un petit déjeuner à l’américaine comme je les aime ! Oeufs brouillés, bacon, saucisses, café, gaufrier en libre service, sirop d’érable au litre, oatmeal, yaourts, fruits, jus de cranberry, etc. En bref, de quoi se faire sauter la cholestérolémie et/ou la glycémie dès le début de journée.

J’attaque dès le lundi matin. La première semaine de boulot est consacrée à la présentation des différents sites et équipements. Bien que les bureaux soient basés à Hollister, les serres et parcelles sont répartis dans un périmètre assez large, allant de Gilroy à Salinas. Les environnements de travail varient de la station expérimentale en plaine maraîchère à exploitation agricole partenaire en piémont. Un véhicule étant alors indispensable, on me remet les clés d’un (gros) 4×4 de fonction (13 L /100 km…). Mon responsable me laisse également un peu de champ libre pour trouver un lieu où emménager, et c’est sans trop d’hésitation que je porte mon dévolu sur la ville de Seaside.

Je vis ainsi dans une maison d’un voisinage tranquille de cette petite ville côtière, avec une mère et son fils, ainsi qu’un autre colocataire. L’océan Pacifique est à 10 minutes à pied, le rivage est superbe avec ses grandes dunes de sable fin (particulièrement en fin de journée, la côte étant orientée plein Ouest), tous les commerces sont à proximité et nous sommes à 5 minutes de voiture de la ville voisine de Monterey. Le sud de la baie est plutôt tourné vers les activités de la pêche, et plus au nord ce sont les sports de glisse et le tourisme qui sont à l’honneur. A l’est, la vallée de Salinas est une zone d’intérêt mondial pour les cultures maraîchères, dont la laitue. On parle même du « bol de salade mondial ». Plein nord, on se tourne vers la Silicon Valley et la baie de San Francisco, et en direction du Sud la Freeway 1 longe la côte jusqu’à Los Angeles. Il y a l’air d’avoir pas mal d’animation dans le coin, et j’ai dans l’idée de noter un certain nombre de dates dans mon calendrier à partir du guide Lonely Planet Californie.

Alexia débarquera le 16 avril pour, je l’espère, trouver au pire un stage, au mieux un emploi dans le coin. Il y a l’air d’avoir pas mal d’activité autour de la recherche en biologie marine dans les alentours, en liaison à la bathymétrie particulière de la baie de Monterey, et  topographie locale pour ce qui est des zones estuarines. Parmi les institutions présentes sur la côte, on retrouve les campus de Santa Cruz et de Monterey de l’Université de Californie, l’aquarium de Monterey et son centre de recherche, les laboratoires marins de Moss Landing, les réserves d’Elkorn et de Salinas river, etc.

Pour ce qui est de cette toute première expérience dans le privé, concernant l’espèce, le chou fleur est ici cultivé toute l’année, positionné comme une culture supplémentaire pour remplir des laps de temps entre d’autres cultures à plus haute valeur ajoutée et rentabiliser ainsi le prix de la terre. Pour ma part, je suis lancé dans l’entretien du matériel végétal qui sera utilisé pour le prochain cycle de sélection d’hiver, nous allons procéder à la récolte du matériel de sélection d’automne, et le matériel de printemps a été planté. Les choses se mettent en place assez rapidement, donc.

Voili voilu pour ce premier aperçu, je vous poste quelques photos mais j’en ai pas des masses… Du coup j’en uploaderai d’autres, et je rajoute quelques unes de ma visite sur le magnifique campus de l’université Stanford ! Grande claaasse.

Ha et ce weekend : deux jours d’initiation au parapente 🙂

A très vite, prenez soin de vous !

L’équipe de sélection tout-terrain Bretagne-Normandie
La côte de Monterey vue des dunes de Sand City
La côte de Monterey vue des dunes de Sand City

Vol dynamique à Sand City
Stanford University
Stanford University
Stanford University
Stanford University
Stanford University

Ponton à Moss Landing
La voiture de l’entreprise

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