Le mot de Jay

Blog d'un jeune ingénieur agronome

Tag: Vietnam

De la science au Vietnam

Hello !

Aujourd’hui, ce sont les amis vietnamiens qui ont partagé cette chouette vidéo, réalisée par Christian du projet One World One Lab (une initiative crowdfundée, soit dit en passant) ! On y retrouve non seulement des personnages familiers de l’Agricultural Genetics Institute (mais si, souvenez-vous de mon semestre là-bas !) qui y sont interviewés, mais l’on y parle aussi et surtout du contexte socioculturel dans lequel évolue la recherche scientifique vietnamienne ! Tout un programme…

Bon visionnage ! 🙂

Twa kilti !

Coucou! Alors aujourd’hui, le clip d’un français d’origine viet’ qui chante en créole guadeloupéen. Ça ne pouvait pas mieux tomber, et ça met de bonne humeur! 🙂

Vietnam, semaine 22: Da Nang

Hello,

Ça fait maintenant plus d’un bon mois que nous sommes rentrés du Vietnam, cependant, je ne vous ai pas encore parlé de notre escapade de fin de séjour. Cinq jours avant notre départ, nous avons donc embarqué dans l’un des appareils de la Vietnam Airlines en direction de Da Nang, ville balnéaire du centre du pays. Après une bonne heure de vol et une approche à la limite du douteux (piqué sur roulis prononcé, aérofreins ouverts, turbulences dues au vent marin) effectué par notre commandant de bord occidental (étonnant pour une compagnie asiat’, non?), nous avons bien atterri. Les bagages déposés à l’hôtel et une moto louée, nous avons pu partir explorer les environs.

Da Nang n’est pas une belle ville en soi. Ravagée par la guerre, elle reprend avec le développement du tourisme du poil de la bête. En résulte la poussée d’immeubles de tous styles et toutes tailles, dont l’unicité architecturale laisse franchement à désirer. Le développement littoral n’est lui non plus pas en reste, d’immenses surfaces de rivage sableux étant progressivement encadrées par des bandes de bitume surgies de nulle part, les carrés formés étant ainsi prêts à accueillir de luxueux resorts. Da Nang est cependant très appréciée des viets pour ses plages, où ils y viennent se reposer, courir, taper dans le ballon et se baigner dès que la chaleur redevient supportable.

Les environs sont plus charmants. Le premier jour, après avoir visité l’immense temple de la presqu’île de Son Tra (c’est marrant, à voir les photos satellite on dirait que sa construction est toute récente), nous nous sommes aventurés vers le Nord de la baie, et avons passé le Col des Nuages (un avant-poste de guerre(s) dont le nom viendrait de la brume qu’il s’y forme régulièrement) pour descendre sur la baie de Chan May. Larges bandes de sable blanc et personne à l’horizon: nous y avons lézardé tout l’après-midi.

Le lendemain, nous sommes descendus plein Sud cette-fois-ci, direction l’embouchure de la rivière Thu Bon. Nous y avons essayé, en vain, de trouver un ferry pour nous conduire sur l’île Cham toute proche, où nous aurions pu passer la nuit dans un village de pêcheurs isolé. Try again! Nous avons donc traîné dans le charmant village portuaire de Cua Dai, avant de nous aventurer vers Hoi An, cité millénaire inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco pour son architecture millénaire aux influence sino-japonaises. Malgré son charme indéniable, Hoi An est une ville beaucoup trop touristique où il est impossible d’avancer de dix mètres sans se faire interpeller par des vendeurs de rue: c’en devient franchement fatigant. A quelques kilomètres, la plage, elle aussi bordée par les resorts et les palmiers, offre en contraste un calme relatif bienvenu.

Le dernier jour, nous sommes remontés sur Da Nang en nous arrêtant à la Montagne de Marbre, un ensemble géologique abrupt émergeant de la plaine côtière, où serpentent des chemins et où se cachent des pagodes. Nous y avons observé un office bouddhiste, lequel a instantanément conféré au lieu une ambiance particulière. Redescendant de la montagne, nous nous sommes ensuite rendus dans l’arrière pays, attirés par la curiosité en direction de Ba Na Hills, un complexe fou de loisirs en cours de construction, comprenant à terme une réplique de château fort abritant un parc à thème fantasy, mais aussi une réplique de village français… Construit à l’emplacement d’une ancienne station thermale coloniale, nous n’avons pu y monter faute d’avoir trouvé la route sinueuse y menant sans avoir à prendre le téléphérique, et au final faute d’essence. Plus tard et au vu de l’esprit mégalomaniaque qui se dégage du site internet du projet, c’est sans regrets. De retour sur Da Nang, nous avons enfin visité le musée d’art Cham, unique de par sa collection de sculptures et artéfacts de la civilisation à l’origine des reliques de My Son.

Et le lendemain, retour à Hanoï par la voie des airs… avant le grand retour!

Pour finir et comme d’hab, les photos!

Bisous!

Premier contact avec le sable de la mer de Chine

Coucher de soleil sur le port de Da Nang

Des LED et du néon, c’est kitsch!

Paniers de pêcheurs, et l’île Cham

Bateaux de pêcheurs

Entretien

Alex, toujours avec son casque

Jardins du temple

Jardins du temple

Colonne

Toits

Porte de la pagode

Trempette dans un coin isolé

Personneeeeee

Loin de la capitale

Café à Cua Dai

Marché de Hoi An

Boutique de souvenirs, Hoi An

Hoi An

Geck-ooo!

Hoi An de nuit

Apocalypse in Lab Now

Un petit délire autour du film culte de Coppola Apocalypse Now, mixé avec un chouïa d’odeur d’Escherichia coli de nos labos… Click-click pour agrandir!

De la conduite au Vietnam

Hello, hello !

Comme annoncé dans mon précédent article, je n’ai pas fini de raconter tout ce qu’il me reste à raconter concernant le Vietnam. Vous aurez donc droit a quelques articles supplémentaires, même si je suis déjà de retour sur les routes de France engorgées du chassé croisé des vacances. Ce sont ces routes françaises qui, avec une subtile transition, m’amèneront à parler dans cet article écrit à quatre mains avec l’amie Alexia de la question de la conduite au Vietnam.

Si vous voulez vous amuser un coup, alors je ne saurais trop vous recommander de commencer par passer l’épreuve du code de la route viet’ proposé par Alexia sur son blog, avant de revenir ensuite lire les explications, vérifier vos réponses et calculer votre viet-sur-la-route-attitude dans la suite de cet article.

Petit code de la route vietnamien explicité

Haaa, la mythique circulation vietnamienne! Bien que le nombre de voitures augmente rapidement (qui plus est, principalement des voitures de luxe, taxées à 100% par le gouvernement) ce sont les « motorbikes », sortes d’hybrides entre le scooter et la moto, que l’on trouve le plus sur les routes (Q1 : réponse B). Heureusement, vu la taille des routes et de la population Hanoïenne. Et bien que les deux roues que vous trouverez en location dans le pays soient de cylindrée limitée et très maniables, il vous sera nécessaire de savoir conduire un deux roues avant de vous lancer. Sinon, un vélo peut être un bon entrainement ! Gardez aussi en tête que les assurances sont inexistantes, et qu’en cas de pépin, vous risquez de banquer…

Une fois en selle, la première chose a connaitre n’est autre que l’usage du klaxon, usé et abusé dans les trois quart des situations de conduite. Habituez vous à positionner votre pouce sur le bouton, et appuyez quand il vous semble nécessaire de faire connaitre aux autres usagers votre présence sur la route (dépassement, croisement, rabattement, appel de ce-vendeur-de-sandwich-là-sur-le-bord-de-la-route, etc) (Q2 : réponse A, Q3 : réponse B). Le klaxon peut aussi servir à évacuer la frustration liée aux situations routières incongrues (surtout pour les expats qui ont du mal à s’y faire) ! Le klaxon vietnamien est une telle institution qu’il est parfois tuné sur certaines motos, pouvant être remplacé par un deux tons rapide, une sonorité de camion, etc. Un bon moment auditif, et des réveils matinaux en perspective. Une fois apprivoisé votre nouvel ami le klaxon, vous pouvez vous lancer !

Vous remarquerez très vite que la conduite vietnamienne se pratique à la vision périphérique, le regard porté loin devant. Les contrôles au rétroviseur sont rares (mais cependant fortement conseillés, bien sûr), puisque comme au ski, la règle de la priorité à l’avant s’applique (Q4 : réponse A). Pour cause, il y a tellement de véhicules arrivant de tous côtés qu’il est tout bonnement impossible de contrôler partout. Surveiller ce qui arrive devant soi est déjà très ardu !

Restant dans le domaine des priorités, la loi de la jungle est en vigueur. Le plus fort passe d’abord (dans l’ordre, camion, bus, camionnette, voiture, moto), même si les plus rapides et agiles peuvent de permettre de périlleux dépassements et évitements. Cette règle s’applique même pour les véhicules venant sur la voie opposée, un camion n’hésitant pas a dépasser la ligne blanche et se mettre au milieu de la route pour doubler, peu importe votre présence sur la voie en face, tout en en se disant que vous allez vous pousser devant eux (Q5 : réponse B).

Pour les changements de direction, la règle première de conduite vietnamienne étant la priorité à l’avant, si l’on prend lentement la direction souhaitée, les usagers présents derrière nous prendront soin de nous éviter. Cependant, les clignotants peuvent être utilisés pour marquer les changements de direction, tout comme les mouvements de bras des passagers qui servent alors a la fois d’antidépassement et de clignotants humains (Q6 : réponse C). Cependant, une pratique étrange veut que pour effectuer un demi-tour, il est nécessaire de se placer à la droite toute de la voie, avant de tourner sur la gauche en coupant perpendiculairement la circulation (Q7 : réponse A).

Les automobiles en train de changer de direction peuvent facilement être utilisés comme boucliers, si vous vous dirigez dans la même direction. Placez vous sur le flanc du véhicule, coté opposé à la circulation et vous serez assuré de ne pas vous faire rentrer dedans lors de votre virage. Par la loi du plus fort, la voiture prenant son virage se frayera facilement un chemin et vous ouvrira ainsi le passage. Cela dit, si vous n’avez pas de voiture bouclier à votre disposition, la clé est de se montrer déterminé (sans être imprudent) pour ne pas se faire couper la route à tout bout de champ (Q9 : réponse A).

Les vietnamiens ont quelque peu de mal avec la signalisation. Ils ne connaissent pas les sens interdits, ou du moins s’en fichent pas mal, et ce même sur autoroute… (Q8 : réponse C) De même, les feux tricolores sont tous présents à titre indicatif, même si respectés la plupart du temps (en raison d’une répression un peu plus sévère de la part de la police), et possèdent tous des comptes a rebours. Il est à noter que le départ s’effectue la majorité du temps non pas au passage au vert, mais deux secondes avant (dans ce cas, les vietnamiens prendront soin de vous le rappeler en klaxonnant).

Concernant les forces de l’ordre, il faut retenir que les flics vietnamiens sont corrompus au possible (le pays entier l’est, mais chuuuuut !). Si vous coopérez, il existe un risque que vous vous fassiez extorquer tout l’argent que vous avez sur vous ! D’où l’intérêt aussi de ne pas trimballer de grosses sommes. Cependant, l’avantage est que, généralement, les agents ne parlent pas anglais. Imaginez alors pour le français… ce qui fait que, souvent, les étrangers ne constituent pas une prise de choix (Q10 : réponse B). Méfiez vous quand même des « superflics » montés sur des motos rapides, qui n’hésiteront pas à frapper en route au tonfa les malheureux sans casque, ainsi que d’autres en gilets pare balle et armes automatiques, qui risque d’avoir quelques notions de la langue de Shakespeare.

Pour ce qui est des évitements de piétons et autres objets en cours de traversée de la voie, ceux-ci devront être effectués par l’arrière desdits objets, de façon à faciliter leur traversée.

Dernier conseil pour la route : anticipez et ralentissez. La conduite vietnamienne est naturelle, évoquant des déplacements de bancs de poisson. Elle reste cependant imprévisible, mais sure si vous en suivez le flot tranquille. Ne circulez donc pas à vitesse excessive, restez un minimum attentif et tout devrait bien aller (à vrai dire, il ne faut pas compter sur la qualité des casques vietnamiens, sorte de bols de plastique à proprement dire inutiles).

Epreuve de code d’Alexia – réponses et analyse

Pour chaque bonne réponse, comptez un point.

  • Question 1 : B
  • Question 2 : A
  • Question 3 : B
  • Question 4 : A
  • Question 5 : B
  • Question 6 : C
  • Question 7 : A
  • Question 8 : C
  • Question 9 : A

Si vous avez de 0 à 3 points : Bon c’est pas encore ça quand même… Vous n’êtes pas tout à fait prêt pour la conduite sur les routes vietnamiennes ! Je vous conseille de passer par le vélo pour vous habituer progressivement aux règles de conduite avant de prendre de la vitesse ! De 4 à 6 points: C’est pas trop mal, même si vous avez encore des progrès à faire pour vraiment vous fondre dans la circulation vietnamienne ! Lancez-vous prudemment et ça devrait rouler ! De 7 à 10 points : Bravo ! Vous avez tout compris aux règles de conduite vietnamiennes. Un casque sur la tête et on vous prendrait presque pour un vietnamien sur les routes !

Evidemment, il existe plein d’autres raisons d’être prudent sur les routes vietnamiennes…

  • A propos…

    Jérémy Lavarenne
    Ingénieur agronome et doctorant en biologie intégrative des plantes, je suis à mes heures perdues un internaute averti, ainsi qu'un biologeek définitivement atteint.
    Bienvenue sur mon blog.
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