Homo sapiens itaus

Yope !

Voila le texte du pseudo-reportage animalier rédigé dans le cadre de la soirée « la télé des ITA1 » de la semaine dernière, qui est une caricature de l’étudiant en première année d’ingénierie agricole dans son environnement naturel de semaine d’intégration…

Depuis les années 2000, professeurs et chercheurs en naturalisme perdent peu à peu l’espoir de la découverte de nouvelles espèces vertébrées. Mais c’est sans compter sur l’incroyable découverte effectuée ces dernières semaines par les personnels d’une école d’ingénieurs française, la mise au jour de l’espèce Homo sapiens itaus, de son nom commun ITA1.

Morphologie : alors que les mâles sont caractérisés par une protubérance graisseuse unique en position abdominale et une pilosité uniformément développée sur toute la surface du corps, les femelles possèdent généralement en partie thoracique au moins deux de ces masses graisseuses, et arborent une longue crinière.

Répartition géographique : bien que de très rares individus aient été observés en milieux urbains partout en France, le mois de septembre aura été marqué par l’observation d’une migration massive des individus en direction d’une zone très restreinte de la région Auvergne enclavée entre un aéroport, une zone industrielle, une autoroute et une décharge. L’espèce y est ainsi devenue endémique.

Alimentation : bien que morphologiquement différents, mâles et femelles ont un régime alimentaire essentiellement basé sur des ressources liquides fermentées ou distillées (généralement de la bière ou du pastis), idéalement complémenté d’apports lipidiques (chips, cacahuètes). Leur zone de chasse a été identifiée comme se trouvant à quelques centaines de mètres de leur habitat, sur le territoire dit « Cora » par les autochtones. Les ITA1 s’y rendent généralement en meutes.

Vie sociale : l’ITA1 est une espèce principalement nocturne, ses cycles d’éveil étant ponctués de rites festifs tendant à des comportements aberrants difficilement analysables. Par exemple, des individus peuvent se retrouver à passer une nuit entassés dans un dortoir, alors que vivant nativement au sein de niches de taille variable et structurellement très organisées.

Reproduction : le cycle de reproduction est intimement lié à la hiérarchie. Il existe trois catégories d’individus occupant des places sociales très inégales. Ces différences, semblant être dues au sex-ratio de 75-25 femelle-mâle, sont les suivantes :

  • les individus « femelle alpha », vivant dans des niches de 28 m²
  • les individus « femelle bêta », vivant dans des niches de 18 m²
  • les individus mâle, vivant dans des niches de 14 m²

La phase de reproduction commence par une parade nuptiale à trois partenaires entre mâle, alpha et bêta. La fécondation a ensuite lieu, la femelle alpha accédant la première au mâle pour y déposer sa semence. Puis, alpha peut féconder bêta. Il convient de noter que la taille des niches est ici idéalement répartie en fonction de l’activité sexuelle des protagonistes.

Occupations : en dehors des rites festifs et des périodes de reproduction, l’ITA1 passe la majorité de son temps à somnoler, voire dormir quitte à perdre tout réflexe de survie, en position préférentiellement assise, et en groupe.

Evolution : selon la théorie darwinienne, et selon la pression de sélection de l’environnement, obligeant à une activité plus intense en fonction du temps de vie, il est supposé et communément admis que l’ITA1 peut évoluer en une espèce plus adaptée à son environnement, l’ITA2. Des observations relatent son existence, mais nous en parlerons dans un prochain article.

Un groupe d’ITA1 et 2 en migration, plateaux du Sancy

P.S.: j’ai rajouté le Puy de Dôme et un des cols du Sancy à ma carte des montagnes grimpées!

Academic Special Moves

Un petit strip en provenance de PHD Comics dédicacé aux étudiants niçois de Master en sciences de la vie… C’est pas du contenu original certes mais entre mon boulot au musée de Contes, pas mal de bricolage en informatique et un gros projet dont je vous parlerai prochainement, ça m’a bien fait délirer 🙂

Enfin bref, à très vite!

Biologeeks ep.1

Hello!

Je viens de retrouver un article que j’avais écrit il y a quelques mois pour Le Canard Déplumé, la gazette du BDE Bio, mais le numéro en question n’avait jamais été publié… Comme je trouve ça plutôt dommage,  bah je le met en ligne ici, en espérant qu’il profitera à quelqu’un.

Bienvenue, lecteur, dans ma modeste rubrique ! Au sein de celle-ci, honnêtement baptisée « Biologeeks » parce que sommeille en chacun d’entre nous un passionné des sciences du vivant, je vous ferai découvrir ou redécouvrir au fil des numéros du Canard les plus intéressantes projections de nos disciplines scientifiques dans le monde de la culture et du divertissement : cinéma, musique, internet, art, jeux vidéo… Et bien évidemment, n’hésitez pas à me transmettre toutes vos suggestions !

Pour cette première édition, j’ai réussi à vous importer, bien dissimulés dans une caisse parmi feuilles de nori, algues wakame et champignons shiitake, deux produits typiquement japonais sous forme de deux séries de japanimation – ou « animes » pour les habitués : Moyashimon, et Mushishi. Je tiens à remercier Alicia, sans qui cet article n’aurait jamais pu être couché sur papier. Domo domo !

Moyashimon: tales of agriculture

« Moyashimon : Tales of agriculture » raconte l’histoire de l’arrivée de Tadayasu, petit-fils de brasseur de saké, au sein de l’université d’agriculture de Tokyo. Jusque là, rien d’anormal, sauf que Tadayasu n’est pas un étudiant comme les autres : il possède en effet la capacité étonnante de pouvoir non seulement observer les microorganismes à l’œil nu, mais aussi de communiquer avec eux… le classant ainsi à une valeur supérieure au microscope électronique de l’équipe du professeur Itsuki, ami de longue date du grand père de Tadayasu, qui n’hésitera pas longtemps avant de l’inclure dans son équipe de recherche sur les processus de fermentation.

Au-delà de son aspect ludique, cet animé se veut éducatif, puisque présentant de manière simplifiée et amusante le rôle indispensable des microorganismes lors de la transformation d’un grand nombre d’aliments. Malgré certaines traductions approximatives des processus biochimiques mis en jeu (dépendantes des équipes de fansub), cette série constituera une mise en bouche agréable en vue de vos révisions en microbiologie.

Les épisodes de cette série peuvent être téléchargés légalement (la législation française étant flex sur ces contenus) sur des trackers BitTorrent spécialisés tels Mononoke-BT.org, ou visionnés directement sur Dailymotion.

Mushishi

Parcourant à pied un Japon traditionnel, Ginko est un mushishi, autrement dit un expert en mushi, une forme de vie primitive remontant aux origines même du vivant. De par leur forme relativement indéterminée, ces créatures interagissent fortement avec leur environnement, régissant un grand nombre de processus naturels et causant involontairement plus ou moins de tort aux humains.

Yuki Urushibara et l’équipe d’Anime Land nous apportent avec cette série idéalement mise en musique par Toshio Masuda un véritable concentré de poésie mêlant fantastique, écologie et traditions du soleil levant. Moins engagés que les productions d’Hayao Miyazaki, les épisodes de Mushishi – comptant tous une histoire indépendante – apportent cependant au spectateur une vision métaphorique et décomplexée, propice à la réflexion et à la curiosité, des rapports entre la nature et l’Homme au sein d’un monde idéalement équilibré. En conclusion, un must have de tout amateur de biologie des interactions désireux de se laisser emporter par une œuvre originale…

Mushishi est une série sous licence en France de la part de Dybex. Les épisodes peuvent donc être achetés en DVD chez tout bon distributeur, ou être visionnés sur Dailymotion, de préférence dans l’ordre ! Car Ginko-san a aussi une histoire…

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