Le double maléfique à Clermont

Clermont-Ferrand, jours 3 et 4

Yup !

Ce matin, je me suis levé un petit peu plus tard que la veille, histoire de compenser la dernière nuit agitée et la journée à déambuler partout dans la ville 🙂 Au programme aujourd’hui, visite de Montferrand et des alentours ! Après avoir remercié Françoise, j’ai donc pris le tram en direction des pistes d’essai inclinées de Michelin. Celles-ci sont plutôt funky vu de loin, mais bien que n’étant plus utilisées, elles sont actuellement en cours de reclassement et non visitables. Too bad !

Revenant vers Montferrand, je me suis arrêté au musée des beaux-arts, initialement pour son expo photo, mais ayant traîné du côté des peintures je n’ai du coup pas eu le temps de voir le dixième de l’expo totale, le musée n’étant ouvert que de 11 à 12h et de 14 à 18h en ce samedi. Tant pis. Je continue vers la vieille ville de Montferrand et visite l’église du bourg, toujours faite de pierre noire, mais aux vitraux magnifiquement colorés. Il y a dans la ville quelques autres maisons médiévales plutôt bien conservées.

Je continue mon chemin vers Clermont, et décide de faire mon touriste en allant visiter le musée de Michelin. La muséographie est chouette, c’est axé grand public donc ça ne va pas trop loin dans la technique, l’organisation des salles d’expos suit à peu près l’histoire de l’automobile et pourrait être à revoir pour mieux articuler les propos, mais le tout est bien documenté, interactif et très visuel. Grosso modo, on y aborde les origines de l’entreprise, l’évolution des pneumatiques, l’implication de l’entreprise dans le monde du vélo, de l’auto, de l’aviation et des chemins de fer (le mot « Micheline » provient d’une motrice sur pneus inventée par Michelin), l’implication sociale de l’entreprise vis à vis de la WWII, l’histoire de Bibendum et de l’image de la marque, l’invention du pneu radial, l’innovation et la compétition dans l’entreprise, ainsi que le procédé de fabrication d’un pneu (mais la chaîne de montage exemple était fermée). En parlant de Bibendum, saviez-vous que son nom est du a sa première apparition dans le monde de la publicité sur une affiche où, monocle à l’oeil et cigare en coin de bouche, il proclamait en levant son verre rempli de cailloux, verre pilé et clous, « nunc est bibendum! » (« et maintenant, buvons! »). Normal, si l’on considère que le slogan de la marque était « le pneu Michelin boit l’obstacle! ». Enfin voila, funny. En finalité, un musée très sympa orienté tout public, à prendre évidemment avec sens critique puisque rempli de soft propagande. Mais je ne m’attendais pas à moins 🙂

A la suite de cette petite visite, je suis retourné tranquillement vers le centre ville de Clermont où j’ai traîné sur les bancs de places et parcs, en profitant du soleil et d’un bon bouquin. J’ai par la suite rejoint Marine à son appartement, où nous avons mangé un bout. Nous sommes ensuite sortis sur une bonne terrasse pour siroter une petite bibine. Hubert, puis Vincent et Mélody nous ont rejoint, tous plus sympathiques les uns que les autres, avant de bouger chez Anaïs pour une chouette soirée.

Le dimanche matin à 6h30, les rues de Clermont sont animées. Seulement, ce n’est pas par des gens qui viennent de se lever 🙂 Nous nous sommes couchés à 7h, et levés à 10h. Marine m’a emmené à l’aéroport, où j’ai rejoint Agnès, ma covoitureuse. Après avoir remercié une fois de plus Marine, nous avons démarré en direction de Sainte Maxime, où je devais prendre le train. Mais par une coïncidence avantageuse, la seconde covoitureuse présente dans la voiture avait des amis qui passaient la chercher pour la ramener sur Nice, qui m’ont proposé venir avec elle.

Voila comment se termine ce weekend prolongé, dont je retiens qu’entre la ville agréables et les gens sympathiques et chaleureux, c’est là bas qu’il faut que j’aille l’année prochaine.

Clermont-Ferrand, jour 2

Salut les garys,

Second jour dans la ville de Monsieur Bibendum (c’est un sacré bonhomme). Après une nuit un peu agitée chez Marine jeudi soir, soirées étudiantes et oaï incident obligent, je me suis rendu ce matin en bus à l’ENITA Clermont-Ferrand (alias VetAgro Sup campus agronomique de Clermont-Ferrand depuis la rentrée 2010/2011). Bien que le nom sous-entende qu’elle soit sur place, l’école est en fait implantée sur la commune de Lempdes, à 20 minutes en bus de la gare routière de Clermont-Ferrand. Du point de vue des bus, ça ne me semble pas trop mal desservi. J’ai été très bien accueilli par la réceptionniste, puis par la coordonnatrice des stages ING3 qui, faute d’étudiants sur le campus (stages en exploitation pour les ING1, vacances pour les ING2, et stage de fin d’études pour les ING3), m’a fait elle même la visite guidée de la plus grande partie de l’école.

En fait, le bâtiment principal est relativement étalé en espèces de longs couloirs entourant plusieurs cours intérieures. Je ne vais pas présenter de plan parce que je n’en ai pas mais globalement, les enseignements théoriques se font au rez-de-chaussée, et la recherche à l’étage. Enfin, au niveau 2 se trouvent des labos entièrement équipés (biophysique, microbiologie, etc.) flambant neufs. Visiblement, il y a des moyens. Ce bâtiment principal est relié par des passerelles à la résidence étudiante de l’école, à l’ouest, et au centre de documentation ainsi qu’aux salles informatique, au sud.

Selon les recommandations de la personne en charge des ING3, j’ai eu le plaisir rencontrer Mme Begon et M. Michelin,  coordinateurs de la spécialisation ING3 à laquelle je m’intéresse, « Agriculture, Environnement, Territoire ». Ils m’ont tous deux fourni des informations généralistes sur le fonctionnement des enseignements de leur école, et je les ai questionnés plus particulièrement sur l’insertion professionnelle de leurs diplômés. Apparemment, et en comparaison avec d’autres écoles de type ENSA, les postes sont réellement plus orientés terrain (« Nos étudiants n’ont pas peur de mettre les mains dans la terre ») et l’ENITAC cultive apparemment avec fierté son fonctionnement de type « petite structure ». Ce qui n’est pas pour me déplaire.

Lorsque je lui ai demandé si elle connaissait le nom des personnes composant le jury d’entretien, Mme Begon m’a appris qu’elle en ferait partie. Petit coup de stress, en lui demandant si ça allait influer sur son jugement final, tout en ayant le réflexe stupide de me lever et prendre mes affaires pour m’en aller dans un souci d’objectivité de l’examinateur. Mauvaise réaction, vu qu’elle a pris sur son temps pour m’accueillir très cordialement. Concernant M. Michelin, j’ai hâte de l’avoir en tant que professeur. Il a su me renseigner sur certains points et me vendre la formation ainsi que son module Landscape Ambassador. J’en ai profité pour lui demander son avis sur mon CV, étant donné qu’il n’intervient pas dans le processus de sélection des candidatures, et apparemment c’est plutôt bon. Et puis, je ne sais pas s’il a de la famille dans l’industrie, mais un M. Michelin avec des autocollants Bibendum sur sa porte ne peut pas être foncièrement mauvais, ne serait-ce que pour l’éventuel sens de l’autodérision.

J’ai ensuite été tester la cafétéria de l’école, après avoir été chercher un ticket repas à code barre. Bon, on y mange plutôt pas mal, mais ça reste de la nourriture de collectivités. J’y ai rencontré une étudiante ING1 en provenance d’un IUT dignois, avec laquelle nous avons discuté de la vie étudiante sur place. Apparemment, elle y reste relativement concentrée, le campus étant assez excentré de Clermont, et toutes les commodités étant présentes sur place pour les étudiants (salle de fêtes, bar, etc).

J’ai ensuite repris le bus pour Clermont, où j’ai fait mon touriste. Niveau architecture, les maisons posées sur la butte de la vieille ville ne sont pas toutes jeunes, et un grand nombre sont faites à partir de pierre de lave taillée de Volvic, ce qui leur donne un certain charme. Niveau patrimoine, l’ancienneté de la ville se ressent sur le nombre d’églises présentes, et surtout sur sa cathédrale, qui est gigantesque. Une bonne partie du centre ville est piéton, et il y a beaucoup de boutiques et de terrasses.

En particulier, il y a au pied de la cathédrale une boutique assez huppée, spécialisée dans le commerce d’huiles d’olive fines. Quelle surprise de retrouver des bouteilles en provenance du « Domaine du Château du Vignal, Contes ». So proud ! J’en ai profité pour faire goûter l’huile de mon grand père aux vendeuses (j’en apportais deux flacons pour mes hôtes). Selon elles, c’est apparemment bien une huile niçoise, caractérisée par sa douceur. Elles m’ont brièvement expliqué et fait goûter la différence entre les deux grands types d’huiles, herbacées/végétales et fruitées. M’enfin après et pour les détails, ça relève de l’oléologie, et je n’ai pas le palais assez entraîné pour ça.

Je suis ensuite descendu sur la place de Jaude. C’est l’équivalent de notre place Masséna mais en plus grand, avec des brasseries et boutiques chic tout autour, ainsi qu’un centre commercial, le centre Jaude, équivalent à notre Nice Etoile. J’y ai traîné en attendant qu’arrive Manuel alias Korben, auquel j’avais envoyé un message en début de journée pour lui proposer d’aller boire un verre, histoire de le remercier pour son blog. Je suis content qu’il ait accepté sans même me connaître, et même si je ne dois pas forcément être aussi au courant que lui des problématiques du web en marche, on a discuté de tout et de rien avant de finir sur un « bon ben si t’es là l’année prochaine fais moi signe, de toutes façons je connais pas grand monde ici » 🙂

A la suite de ça, je suis remonté près de la cathédrale pour choper de la documentation touristique, et redescendu jusqu’au marché de la place Saint Pierre pour me fournir en fromage. Sur les recommandations des autochtones, j’ai pris du Saint Nectaire, que j’ai mangé au pied de la cathédrale tout en bouquinant le temps d’attendre Françoise, mon hôte du vendredi soir.

Nous sommes donc allé a son appartement déposer mes affaires, elle m’a raconté quelques uns de ses voyages et m’a parlé un peu d’elle (c’est une pharma hyperactive). Nous sommes sortis en ville pour goûter des plats typiquement auvergnats : truffade, aligot, chou farci. On a ensuite traîné en ville. Même si c’était un peu particulier parce que l’ASM (l’équipe de rugby locale) jouait ce soir-là, Clermont me semble être une ville assez animée de nuit, et assez jolie aussi puisque les éclairages mettent en avant des détails sur lesquels on ne s’attarde pas dans la journée.  Pour finir, ça a l’air assez sûr, selon Françoise il n’y a pas de quartier vraiment craignos.

Enfin, nous sommes rentrés à l’appartement. Françoise m’a laissé les clés et est partie dormir chez ses parents, faute de place et de matelas. Ils sont drôlement confiants ces CouchSurfers 🙂

Clermont-Ferrand, jour 1

Hello !

Ce jeudi 8 avril, je me suis envolé pour Clermont-Ferrand afin de découvrir la région et l’école d’agronomie qui m’intéresse. C’est donc un sandwich jambon-beurre du CROUS à la main que j’ai pris mon temps pour descendre la promenade des Anglais jusqu’à l’aéroport Nice Côte d’Azur.

Lors des contrôles de sécurité, j’ai croisé M. De Vaugelas, maître de conférences en écologie marine, qui partait sur Paris pour un congrès au Museum National d’Histoire Naturelle pour y présenter le projet ID-bio. Nous avons pris un café en attendant nos embarquements respectifs, et on a pu avoir un brin de causette sur les processus d’évaluation des enseignements de la part des étudiants en France. M. De Vaugelas est un homme vraiment gentil, et calme aussi. Tellement que j’en viens à demander de quelle façon il arrive à gérer son stress. S’il faut, c’est une espèce d’incroyable Hulk qui se transforme en polype, et alors on le confond avec ceux des expériences de M. Merle, dans les aquariums expérimentaux de la fac.  Mais en fait je crois que personne ne le saura jamais et que ça restera l’un des grands mystères de ce monde.

Sur ces questions, il est déjà l’heure d’embarquer. Nous montons dans la navette qui nous emmène sur le tarmac jusque devant l’appareil, un Embraer ERJ 135, une espèce de bus volant de 37 places. Le vol se passe bien, quoique nuageux du début à la fin. Durée : 45 minutes. Je trouve ça un peu aberrant de mettre autant de temps à effectuer un vol Nice-Clermont-Ferrand qu’un trajet Contes-Nice en bus, et je chasse cette idée de ma tête.

Marie m’accueille à l’aéroport et m’accompagne chez elle à bord de sa Focus sans liquide de refroidissement. La cité U du campus Clermontois des Cézeaux, où elle a sa chambre, est du plus pur style CROUS des années 60. Jusque là, seule la moitié des chambres a été rénovée. Derrière le bâtiment, il y a une butte où des lapins gambadent sans trop se poser de questions. Le campus des Cézeaux en lui même est immense, et de nombreux bâtiments s’étalent sur plusieurs hectares. Il comporte aussi un grand complexe sportif (terrains d’athlétisme, de tennis, de rugby, de football et football américain), ainsi qu’un gymnase flambant neuf tout équipé. On se déplace ensuite au super local du BDE ISIMA, l’école d’informatique. Je vous mettrai une photo parce que l’associatif niçois que je suis ne trouve pas les mots pour décrire ça. Pour finir, leur RU est sympa, avec un menu typiquement CROUS, a croire à leur uniformisation sur toute la France 🙂

Il est 22h, je laisse Marie qui part en soirée et je prends le tram (une jolie rame rouge nommée « fleur de lave » guidée par rail central et sur pneus, Michelin city oblige) pour rejoindre Marine, mon hôte CouchSurfing du samedi. Je suis vraiment enchanté par cette première expérience du CouchSurfing et de la qualité de l’accueil de mon hôte. On part boire un verre, histoire qu’elle me fasse la promotion de sa ville et qu’on discute de notre patronyme en commun, et on rentre s’installer.

Voila, j’espère n’avoir rien oublié. Demain j’irai visiter l’ENITAC alias VetAgro Sup, et je m’attarderai plus sur la ville en elle même, vu qu’aujourd’hui je n’en ai eu qu’un aperçu rapide à ma descente de l’avion. La traversée de quartiers visiblement industriels, avec le temps gris qu’il fait, m’a donné un peu le cafard. Mais je garde une très bonne première impression des endroits que j’ai traversé aujourd’hui, et la vie nocturne semble battre son plein. D’ailleurs, là c’est le bordel dans la rue. Des étudiants, à ce que Marine m’a dit…

A demain!

Double maléfique

Double maléfique

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