Premiers jours sur Clermont

Hello !

Je me suis bien installé aux abords de Clermont-Ferrand, plus précisément au sein de la résidence de l’école VetAgro Sup située à Lempdes. Les chambres ici sont bien aménagées et spacieuses avec leurs 14m² (un peu normal si l’on prend les chambres de la cité U Montebello et leurs 9m² en référentiel), et l’école est bien équipée pour la vie étudiante avec une salle de fêtes, un bar associatif, des salles télé, baby-foot, billard, informatique, musique, et musculation.

Bien qu’installé depuis jeudi seulement, j’ai l’impression d’être ici depuis plusieurs semaines tellement l’école et le BDE hyperactif ont prévu un emploi du temps de rentrée chargé : soirée étiquette pour apprendre à se connaître, amphi de présentation des services et départements d’enseignement et de recherche de l’école, photo de promo et caméras de France 3, pot d’accueil, sortie au Puy de Dôme et alentours, tournois sportifs, amphi ciné, labyrinthe de maïs, semaine et weekend d’inté à venir, etc. Jusqu’à présent, le tout ressemble plus à un club de vacances qu’à une école, ce qui n’est pas une mauvaise chose dans la mesure où ça nous occupe le corps et l’esprit et nous évite de penser à notre « exil ».

La connexion à l’internet fait cependant cruellement défaut (on est geek ou on ne l’est pas…). En plus des actualités qui ne me parviennent plus, la communication avec les proches – qui ne sont pas si géographiquement proches que ça – est rendue difficile. En découle une espèce d’impression de renfermement de l’école sur elle-même. Les chambres sont pourtant équipées de prises réseau donnant accès au Renater, mais leur activation (prévue pour octobre…) doit être effectuée via un certain nombre de formalités administratives. Avec quelques voisins nous sommes donc en train de nous renseigner pour partager un abonnement ADSL, mais en attendant place au système D : téléphone portable, câble USB, user agent switcher, forfait Illimythics 3G+.  Ô glorieuse renaissance de l’Internet 256k !

Je ne sais pas comment les autres vivent l’éloignement de leur région, je ne leur ai pas demandé. Les gens sortant des classes prépa ne doivent pas y penser et savourent ces « vacances » improvisées, la plupart ayant reçu leurs résultats d’affectation il y a quelques jours seulement. Mais je pense qu’en finalité nous sommes tous plus ou moins logés à la même enseigne : nous ne réalisons pas que nous sommes exilés pour trois ans de nos terres natales et des gens que nous avions l’habitude de fréquenter, et quand nous y pensons, tout de cette sphère que nous avons quitté sans vraiment nous en rendre compte nous manque. Je comprends un peu mieux ce que voulait dire mon père par « c’est la fin d’une période ».

Côté géniteurs, n’oublions pas que la situation est la même pour tous les parents d’élèves déplacés pour études. Alors, des deux côtés, occupons-nous l’esprit, et haut les coeurs ! Côté étudiant, le Puy-de-Dôme est un chouette département, les profs et les personnels ont l’air sympas, y’a plein d’activités sportives et culturelles, et l’école est remplie de filles (la réciproque n’est malheureusement pas vraie pour elles). Côté parents, rappelez-vous que dans trois ans nous sommes  des ingénieurs diplômés d’un établissement assez coté et visible sur le plan international, issu de la fusion de l’école vétérinaire de Lyon et de l’ENITA de Clermont !

Bah écoute, faut bien essayer de rester positif, non ?

Ah, au fait, si tu peux télécharger le JT Auvergne du 03/09 et acheter le journal « La Montagne » du 04/09 ce serait top, vu qu’on est dedans. Ça fera un souvenir de la rentrée. Et sinon, avec cette connexion bricolée à la main je peux pas uploader des images de plus de 100Ko, d’où les photos de petite taille! Désolé!

« Bateau de cowmmerce à l’ho’izon, capitain’! »

LOL Mountain

Variantes: 12

En Juillet… continue d’inventorier !

Salut !

Si tu étais trop fauché pour payer ta connexion internet et pouvoir lire mon flux twitter, je vais te raconter ce qui s’est passé.

En Juillet, j’ai été embauché en tant qu’inventoriste au musée de Contes. « Kesseussé un nain ventoriste? », vas-tu me dire. Pour t’expliquer, le but du jeu est le suivant : après avoir vidé leurs caves, des gens t’amènent des tas de vieux objets. Après un premier tri des trucs sans intérêt historique ou même carrément craignos avec le Conservateur Territorial du Patrimoine (spéciale dédicace à Anouk, j’avoue que ça sonne bien comme titre), l’objectif est de:

  • noter les entrées d’objets dans un registre papier,
  • les décrire (dans un logiciel de base de données sous mac, mais chut vous n’avez rien lu) selon une certaine grille (nature – catégorie – état – mesures – inscriptions – utilisation – époque),
  • leur mettre une nétiquette avec un cocode,
  • les photographier (et toshopper les images obtenues) pour illustrer la BDD.

Rien de bien compliqué à priori. Mais là où ca devient sport, c’est quand les objets commencent à s’entasser sur (et plus généralement dans) le bureau et que les gens continuent à passer pour t’en rapporter parce qu’ils font leur ménage d’été : inventaire en flux tendu, fooo ! (ci-dessous, description et photo des objets)

Plus sérieusement, avec le nouveau musée des traditions actuellement en construction et le travail des membres de l’association des amis du musée, nous aurons d’ici quelques mois un projet a priori abouti qui, je l’espère et en parallèle à l’ouverture d’un bar associatif et la construction de l’ascenseur incliné, pourrait redonner un souffle de vie au coeur de village de Contes.

Rendez-vous dans quelques années pour constat, donc…

Airport

Dès que j’en ai l’occasion, j’aime (essayer d’) avoir la classe. Bon okay, cet article ne vole pas très haut (ha ha trop drôle la blague sur les avions tout ça enfin bref) mais on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a.