Montpellier, semaines 1 et 2

Bonjour!

Et oui, on fait repartir le compteur à zéro, et pour cause, j’ai démarré ma troisième et dernière année de cycle ingénieur à Montpellier SupAgro. J’y étudie dans la spécialisation APIMET (oui, la fameuse tant convoitée!), qui forme des ingénieurs spécialisés en génétique, génomique et sélection variétale. Avant de continuer et puisque nous sommes dans un contexte de jovialités biotechnologiques, mettons les choses au clair: je ne veux pas entendre de « ha, donc tu fais des OGM! ». Non seulement parce que la plupart des personnes ont une définition restrictive et calquée sur la diabolisation médiatique des OGM, ne comprennent pas ce qu’ils sont et n’ont aucune idée des enjeux qu’ils soulèvent, mais aussi parce que mes collègues biologistes en recherche travaillent au quotidien avec, et en manipuleront plus en six mois de labo que moi-même dans toute une vie (lorsque vous lirez cette fin de phrase, les plus farouches activistes de mes lecteurs m’auront déjà catégorisé de pro-OGM en fermant la page, sans même essayer de comprendre le point de vue du biologiste qui est le mien). Bon.

APIMET, donc, à Montpellier SupAgro.

Le campus de l’école est tout juste énorme en comparaison à celui de Clermont-Ferrand. Il s’étend sur le domaine de la Gaillarde, mais aussi d’autres domaines à Montpellier et ailleurs, et accueille en plus de l’école en elle-même les bâtiments des unités de l’INRA Montpellier.Vous vous en doutiez, mais la résidence est elle aussi sans commune mesure avec Clermont, répartie entre un format de bâtiment d’appartements étudiants classiques, et un lotissement de maisonnettes à studio, « les Hameaux ». Certes le format permet un commérage moins aisé en comparaison aux longs couloirs habituels, mais ce n’est que le début de l’année, et je suis sûr que mon voisin et mes camarades de promo auront des choses intéressantes à raconter.

Parlant de la promotion, et malgré sa taille limitée (12 étudiants), celle-ci est d’une diversité d’origines géographiques remarquable: Syrie, Mali, Congo, Brésil, Russie, Tunisie, Polynésie, et divers patelins français. Nous avons pu commencer à faire connaissance la semaine passée, lors d’un voyage d’études de deux jours où nous avons rendu visite aux chercheurs de l’INRA d’Avignon, ainsi qu’aux sélectionneurs du semencier Clause et du Centre Français du Riz. Ca à discuté de sélection variétale tomate, melon, piment et poivron, aubergine (en râlant gentiment parce que tous les sous vont à la recherche tomate), courgette et -vous l’aurez deviné- riz. Il y a l’air d’avoir pas mal de boulot, à la fois en recherche publique et privée, sur ces questions de sélection, et ce autant au niveau ingénieur pour les postes de sélectionneur et ingénieur de recherche, qu’au niveau doctorat pour les « prebreeders » (qui sont des postes chargés de travailler sur les ressources génétiques brutes afin d’y repérer des caractères d’intérêt sur lequel le sélectionneur pourra faire son oeuvre) et chargés de recherche. C’est une bonne chose.

Cela dit, et plus ou moins en rapport avec la question du stage de fin d’études, il va falloir réfléchir relativement tôt à ce qu’il se passera une fois le diplôme en poche. La question m’a une fois de plus effleuré l’esprit aujourd’hui même, puisque nous étions conviés aux soutenances de fin d’études de nos collègues de l’année supérieure. Thèse de doctorat? Emploi dans le public? Dans le privé? Dans quels domaines? Fuck the world et installation en agriculture? Et pourquoi pas l’entrepreneuriat? Tant de possibilités, tant d’idées! Le choix risque d’être difficile, et il faudra certainement la jouer fine…

Il faut aussi dire qu’avec l’environnement scientifique en agronomie montpellierain, il y a de quoi faire pour préparer tout ça, le facteur limitant étant sur le point d’être le temps… Mais j’espère tirer mon épingle du jeu, et compte profiter des structures entrepreneuriales pour continuer à développer un projet sur le coin du feu depuis quelques mois déjà, et récemment récompensé par la Fondation Unice. D’ailleurs, si vous voulez en savoir un peu plus, je vous invite à venir me faire un coucou lors de la remise des prix des Entrepreneuriales 2012 de la fondation, qui se tiendra le 9 octobre au théâtre Valrose, à Nice! Je devrais également être sur le barcamp de l’entrepreneuriat étudiant, ce jeudi 27 septembre à Montpellier.

Bon, ça commence à faire un sacré pâté de texte relativement introspectif. Je vais conclure en vous racontant que cette semaine on est dans un module de stats, et que la semaine prochaine on sera dans un module de stats, avant de passer dans trois semaines à de la génomique végétale youhou! Voila, j’vous laisse.

A bientôt!

Vietnam, semaine 22: Da Nang

Hello,

Ça fait maintenant plus d’un bon mois que nous sommes rentrés du Vietnam, cependant, je ne vous ai pas encore parlé de notre escapade de fin de séjour. Cinq jours avant notre départ, nous avons donc embarqué dans l’un des appareils de la Vietnam Airlines en direction de Da Nang, ville balnéaire du centre du pays. Après une bonne heure de vol et une approche à la limite du douteux (piqué sur roulis prononcé, aérofreins ouverts, turbulences dues au vent marin) effectué par notre commandant de bord occidental (étonnant pour une compagnie asiat’, non?), nous avons bien atterri. Les bagages déposés à l’hôtel et une moto louée, nous avons pu partir explorer les environs.

Da Nang n’est pas une belle ville en soi. Ravagée par la guerre, elle reprend avec le développement du tourisme du poil de la bête. En résulte la poussée d’immeubles de tous styles et toutes tailles, dont l’unicité architecturale laisse franchement à désirer. Le développement littoral n’est lui non plus pas en reste, d’immenses surfaces de rivage sableux étant progressivement encadrées par des bandes de bitume surgies de nulle part, les carrés formés étant ainsi prêts à accueillir de luxueux resorts. Da Nang est cependant très appréciée des viets pour ses plages, où ils y viennent se reposer, courir, taper dans le ballon et se baigner dès que la chaleur redevient supportable.

Les environs sont plus charmants. Le premier jour, après avoir visité l’immense temple de la presqu’île de Son Tra (c’est marrant, à voir les photos satellite on dirait que sa construction est toute récente), nous nous sommes aventurés vers le Nord de la baie, et avons passé le Col des Nuages (un avant-poste de guerre(s) dont le nom viendrait de la brume qu’il s’y forme régulièrement) pour descendre sur la baie de Chan May. Larges bandes de sable blanc et personne à l’horizon: nous y avons lézardé tout l’après-midi.

Le lendemain, nous sommes descendus plein Sud cette-fois-ci, direction l’embouchure de la rivière Thu Bon. Nous y avons essayé, en vain, de trouver un ferry pour nous conduire sur l’île Cham toute proche, où nous aurions pu passer la nuit dans un village de pêcheurs isolé. Try again! Nous avons donc traîné dans le charmant village portuaire de Cua Dai, avant de nous aventurer vers Hoi An, cité millénaire inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco pour son architecture millénaire aux influence sino-japonaises. Malgré son charme indéniable, Hoi An est une ville beaucoup trop touristique où il est impossible d’avancer de dix mètres sans se faire interpeller par des vendeurs de rue: c’en devient franchement fatigant. A quelques kilomètres, la plage, elle aussi bordée par les resorts et les palmiers, offre en contraste un calme relatif bienvenu.

Le dernier jour, nous sommes remontés sur Da Nang en nous arrêtant à la Montagne de Marbre, un ensemble géologique abrupt émergeant de la plaine côtière, où serpentent des chemins et où se cachent des pagodes. Nous y avons observé un office bouddhiste, lequel a instantanément conféré au lieu une ambiance particulière. Redescendant de la montagne, nous nous sommes ensuite rendus dans l’arrière pays, attirés par la curiosité en direction de Ba Na Hills, un complexe fou de loisirs en cours de construction, comprenant à terme une réplique de château fort abritant un parc à thème fantasy, mais aussi une réplique de village français… Construit à l’emplacement d’une ancienne station thermale coloniale, nous n’avons pu y monter faute d’avoir trouvé la route sinueuse y menant sans avoir à prendre le téléphérique, et au final faute d’essence. Plus tard et au vu de l’esprit mégalomaniaque qui se dégage du site internet du projet, c’est sans regrets. De retour sur Da Nang, nous avons enfin visité le musée d’art Cham, unique de par sa collection de sculptures et artéfacts de la civilisation à l’origine des reliques de My Son.

Et le lendemain, retour à Hanoï par la voie des airs… avant le grand retour!

Pour finir et comme d’hab, les photos!

Bisous!

Premier contact avec le sable de la mer de Chine

Coucher de soleil sur le port de Da Nang

Des LED et du néon, c’est kitsch!

Paniers de pêcheurs, et l’île Cham

Bateaux de pêcheurs

Entretien

Alex, toujours avec son casque

Jardins du temple

Jardins du temple

Colonne

Toits

Porte de la pagode

Trempette dans un coin isolé

Personneeeeee

Loin de la capitale

Café à Cua Dai

Marché de Hoi An

Boutique de souvenirs, Hoi An

Hoi An

Geck-ooo!

Hoi An de nuit

Jura

Salut!

Un petit mot pour accompagner quelques photos de notre voyage à moto en famille, direction le Jura, effectué dès mon retour du Vietnam ! Le Jura, c’est beau, c’est vert sapin et vert prairie, ça sent le conifère, et ça évoque des bûcherons au travail, des meules de comté en cours d’affinage, et des étagères remplies de jouets en bois (qui n’a jamais joué, étant gamin, avec une boîte de Mon Chalet ?). Le Jura, c’est aussi plein de lacs, et par extension de randonneurs qui marchent autour, de baigneurs, d’amateurs de canoë et de pêcheurs de compétition. Le Jura, c’est la douce morsure du froid des matins d’été sur les cuisses du motard, qui le rendraient presque nostalgique des hivers passés en montagne. Enfin, dans le Jura, y’a des agriculteurs ouverts et sympa, comme Stéphanie et Sylvie du GAEC Aux P’tits Bonheurs, qui cultivent, cueillent et transforment fruits rouges et plantes médicinales des hauts plateaux. Et cela, d’après les cahiers des charges de l’Agriculture Biologique et du Syndicat des Simples, selon les principes de la biodynamie, et tout en pilotant leur exploitation de main de maître…

En bref, le Jura en été c’est bien chouette. Et je suis sûr qu’en hiver c’est encore mieux.

Ce billet n’a pas été sponsorisé par le Conseil Général du Jura. Merci à Jacques et Patricia pour leur accueil.

Bisous!

L’Eventail, Cascades du Hérisson

Lac de Chalain au crépuscule

Col de la Faucille

Regroupement de cigognes

Lac de Chalain

Pécheurs

Pont de la Pyle, lac de Vouglans

Le peloton du Tour de l’Ain

Quelque part sur les falaises du Vercors (en revenant du Jura, certes)

Fin de la traversée du Vercors