Transformer votre Kindle Fire en une vraie tablette Android !

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Hello !

Pour les fêtes de fin d’année, j’ai pris le pari de remplacer la tablette 9″ no name de ma grand mère par un modèle un peu plus costaud. Pour ne pas me ruiner, j’ai été fouiner du côté du Bon Coin, où avec un peu de chance il est possible de dégotter des bons modèles pour pas trop cher (l’avantage des périodes de mode, les gens n’ayant pas forcément conscience de la valeur de leurs biens électroniques). J’ai eu de la chance de tomber pour 80 brouzoufs sur une Amazon Kindle Fire de seconde génération, en très bon état, visiblement peu utilisée, avec son étui haut-de-gamme et encore sous garantie.

Manque de chance, je me suis aperçu en rentrant chez moi que le modèle en question faisait partie d’une série défectueuse, ayant de gros problèmes d’écran tactile rendant l’appareil complètement inutilisable (une vidéo avec exactement le même problème sur un Kindle Fire HD). Après avoir un peu râlé sur la personne me l’ayant vendu, j’ai contacté Amazon le soir même, et je dois dire que j’ai été assez bluffé par l’efficacité du SAV Kindle. Dans le détail, il s’avérait que mon appareil était un modèle anglais distribué en France sans qu’Amazon n’en puisse assurer le support technique. En un quart d’heure de chat avec le service client d’Amazon UK, le conseiller m’a annoncé qu’il s’occuperait malgré tout de remplacer l’appareil. La commande était préparée quelques minutes plus tard, et expédiée dans la nuit. J’ai reçu un appareil neuf deux jours après. Quant à l’appareil défectueux, j’ai eu 30 jours pour le renvoyer. Royal !

J’ai donc préparé l’appareil pour ma grand mère, mais il faut avouer que l’interface native des Kindle est super restrictive et n’est vraiment pas terrible, et que l’appstore d’Amazon est vraiment nul à chier. Etant donné que c’est une version modifiée du système Android qui fait tourner la machine, je me suis renseigné sur l’installation d’une ROM alternative, mais face aux nombreux avertissements de risque de brick sur ce modèle en particulier, je me suis ravisé pour me tourner vers un root, l’installation d’un launcher alternatif et des Google Apps.

Mise à jour du 09/05/2015 : le site internet hébergeant les packs d’outils utilisés dans ce tutoriel étant hors ligne, ce dernier n’est plus d’actualité. Je le laisse cependant en ligne afin de vous fournir des éléments d’information quant aux moyens utilisées. Il existe désormais des méthodes fiables pour installer des ROMs alternatives sur la plupart des tablettes Kindle Fire (voir par exemple les instructions sur le site de CyanogenMod), mais elles nécessitent parfois l’achat d’un câble fastboot Motorola/Kindle (câble « usine » au schéma particulier, 10€ chez toutes les bonnes boutiques en ligne chinoises).

Tutorial time !

Le but de cet article est donc de proposer un tutoriel, expliquant comment transformer l’interface du Kindle Fire de seconde génération en celle d’une tablette Android pure et dure ! Ok, le titre est un abus de langage, mais l’idée y est ! 🙂 Trois grandes étapes pour cela : root de la tablette, installation d’un launcher alternatif et des Google Apps, et mise à jour du Google Play Store vers la dernière version. Un merci tout particulier à tous les développeurs des outils utilisés !

Il vous faut d’abord bien noter que cette opération ne peut être réalisée que sur une tablette Kindle Fire de seconde génération, ce qui peut être vérifié dans le menu Réglages/Appareil/Numéro de version du logiciel. Nous traiterons ici de la version 10.4.6 uniquement ; je ne garantis donc pas que ces manipulations fonctionneront pour toute autre version, et vous seuls êtes responsables du blocage éventuel de votre appareil !

1. Rooter la tablette

Qu’est ce que le root et comment rooter votre appareil ? Un accès root permet d’executer certains programmes avec des privilèges administrateur. Pour y parvenir, la méthode la plus simple que j’aie trouvé est d’utiliser un outil proposé par StaticChaos, basé sur une méthode décrite sur cette page. A partir de cette adresse, il vous faudra remplir le captcha pour récupérer deux archives zip : la première est un pilote modifié, la seconde est l’outil de root à proprement parler. Une fois les fichiers rapatriés et dézippés, procédez à l’extraction du pilote en exécutant le fichier KindleDrivers.exe de l’archive kindle_fire_usb_driver. Passez votre tablette en mode débogage USB (Réglages/Sécurité/Activer le mode de déboggage USB) et branchez-là à votre PC. Le pilote extrait devrait s’installer. Si ce n’est pas le cas, accédez au gestionnaire de périphériques, trouvez la tablette Kindle, faites un clic droit puis désinstaller, avant de la débrancher et de la rebrancher, ce qui devrait avoir pour effet de remplacer les éventuels pilotes originaux par les pilotes modifiés. A partir de la deuxième archive, nommée RootFire, lancez alors le fichier RunMe. La tablette devrait être reconnue, et il ne reste alors qu’à suivre à la lettre les instructions à l’écran (en anglais). Soyez patients et ne débranchez pas votre appareil, certaines opérations mettant un certain temps à être effectuées. Il est normal que la tablette redémarre un certain nombre de fois. A la fin de l’opération, le programme Superuser est installé, et la tablette devrait être rootée !

RootFire
Shell de bienvenue de RootFire

2. Installation d’un launcher alternatif et des Google Apps de base

La totalité de cette seconde partie est rendue très facile par l’installation du programme KindleFree de Stericson. Tout d’abord, veillez à rendre possible l’installation de programmes non signés dans les paramètres de votre appareil (Réglages/Sécurité/autoriser l’installation de programmes non signés). Ensuite, accédez directement à partir de votre Kindle à l’apk disponible à cette adresse et installez-le. Lancez cette application, et installez les programmes en parcourant les onglets dans l’ordre. Dans le second onglet, prenez la peine d’essayer les différents launchers alternatifs, et conservez votre préféré en désinstallant les autres par un appui continu sur le nom du launcher. Pour ma part, j’ai bien aimé Apex, qui se rapproche le plus de l’interface de KitKat. A noter qu’il existe une version « pro » de KindleFree, facturée 1,2 € pour soutenir le développeur, et qui active quelques options supplémentaires telles que la désactivation des écrans d’accueil publicitaires. Une fois les programmes installés, n’oubliez pas de redémarrer votre Kindle par une pression sur la touche reboot. Une fois votre tout nouveau launcher installé, profitez en pour masquer dans le launcher toutes les applications Kindle indésirables !

KindleFree
Présentation générale de KindleFree

3. Mise à jour des Google Apps

KindleFree permettant l’installation d’une ancienne version de l’Android Market, il convient de mettre à jour les Google Apps pour obtenir la dernière version du Google Play Store. Les fichiers nécessaires à cette mise à jour sont mis à disposition par Epubor. Accédez directement à partir de votre Kindle et installez dans l’ordre les apk suivants : Google Service Framework, Google Login ServiceGoogle Play ServiceVending,  Google Play Store. N’oubliez pas de rebooter l’appareil à la fin de l’installation !

Il ne restera plus qu’à paramétrer votre launcher selon votre goût, procéder à la mise à jour automatique des applications déjà installées, et redéfinir les programmes par défaut pour profiter d’une tablette 100% Android !

N’hésitez pas à me laisser un petit mot si vous avez trouvé cet article utile.

A plus !

KindleOS_vs_Android
Un esthétisme et une praticité peu comparables… A vous de jouer !

Conférence « Post-fac : les écoles d’ingénieurs en agronomie »

Conference

Attention, cet article est obsolète ! Pour des informations fraîches, c’est ici que ça se passe 🙂

Hello !

Une petite publication rapide pour faire suite à la présentation sur la thématique de l’orientation post-fac en écoles d’agronomie, donnée ce mardi 10 décembre à 17h30 sur le campus Valrose de l’Université Nice Sophia Antipolis.

Le topo ?

Le BDE Bio et son ancien Président Jérémy LAVARENNE vous présentent la première conférence « Post-fac : les écoles d’ingénieurs en agronomie – tour d’horizon & admissions parallèles ».

Saviez-vous qu’après des études universitaires en biologie, les écoles de l’enseignement supérieur agronomique et agricole vous ouvrent grand leurs portes ? Recherche fondamentale et appliquée en sciences de l’environnement, du végétal et de l’animal, métiers du conseil et de la production à l’échelle des territoires, transformation et commerce agroalimentaire, coopération et développement à l’international, monde des affaires ou bioinformatique…

Les écoles d’ingénieurs en agronomie proposent un spectre de formations bien souvent insoupçonné, menant à un très large panel de métiers du vivant. Publiques ou privées, elles réservent une partie de leurs quotas à des admissions de profils universitaires, sur concours.

Quels sont ces concours ? Quelles sont les écoles, les formations et les spécialisations concernées ? Quels sont les métiers offerts par un marché du travail de plus en plus concurrentiel et en proie au verdissement des activités ? C’est à cet ensemble de questions que nous tenterons d’apporter des réponses, afin de vous faire prendre conscience de l’existence d’une filière « de la fourche à la fourchette » en recherche de profils supérieurs en sciences du vivant.

J’y ai également présenté mon guide pratique du préparationnaire au concours B ENITA… 😉 Vous trouverez ci-dessous le powerpoint de présentation, et ici le lien vers la page Facebook de l’évènement.

En espérant que ces ressources vous soient utiles, n’hésitez pas à me contacter si vous avez besoin de renseignements supplémentaires !

Quoi de neuf…?

Camomille

Hello, hello !

Je n’ai pas chômé ces deux derniers mois. J’ai terminé mon premier contrat, en tant qu’ingénieur d’études en politique semencière, sur la thématique controversée des traitements des semences. Entre état de l’art et problématiques posées par l’interdiction des molécules néonicotinoïdes, c’est un sujet intéressant qui mériterait certainement plus d’attention de la part des structures de recherche, puisqu’ayant un impact potentiellement important du point de vue agronomique, économique et environnemental, en liaison étroite avec la question de la santé des abeilles. Je suis curieux de voir à quoi mènera ce travail en terme de publication…

En parallèle, recherche d’emploi ! Et c’est grâce à l’efficacité légendaire de celle que nous appellerons « Herr Martin » ainsi que de l’ensemble de l’équipe pédagogique de la spécialisation APIMET que l’on m’a transmis de très belles opportunités. Quelques entretiens téléphoniques et un déplacement en région angevine plus tard, on me propose de signer pour une position d’ingénieur d’études en analyse bioinformatique sur blé tendre en France, ainsi que pour un poste de sélectionneur junior sur potagères en Californie. Même si diamétralement opposées, les deux offres sont chouettes, preuve du degré de diversité des métiers du végétal. Après (intense) réflexion, je pense me tourner vers la seconde, pour des raisons que j’expliciterai peut être dans un futur proche (je ne suis pas encore au courant des éventuelles clauses de confidentialité du contrat, mais il va de soi que j’aurais longuement l’occasion de reparler du voyage).

EDIT : suite à une levée de boucliers de la part de l’intéressée, nous remplacerons le sobriquet mal utilisée de « Herr Martin » par son nom d’usage, Isabel Martin-Grande, exposé sans honte au regard du lectorat de ce blog car je cite, « APIMET c’est chouette, la génétique c’est fantastique ».

Malgré cette arrivée sur le marché de l’emploi, je ne pense pas m’arrêter en si bon chemin dans ma formation. J’aime apprendre. L’option thèse étant toujours envisagée, dans un futur un-peu-moins-que-proche cela dit, j’ai tapé un cran en dessous en m’inscrivant à EdX, un site issu d’un consortium d’universités proposant des MOOC (prononcer « mouk », pour Massive Online Open Course, cours en ligne ouvert et massif). Je pose actuellement mes fesses sur les bancs virtuels de l’UE SPU27X, un enseignement plutôt chouette en science des aliments proposé par Harvard. J’y trouve les cours bien équilibrés entre séquences de cours magistral, exercices, travaux pratiques et vidéos de mise en situation enregistrées aux fourneaux de grands noms de la cuisine contemporaine. Je suis donc dans ma période de découverte des principes de la cuisine sous vide… En bref donc, sur EdX, tout un tas de disciplines proposées; si vous n’êtes pas réfractaires à l’anglais et que vous voulez choper pour pas un rond un certificat de réussite de la part de prestigieuses universités, c’est par là qu’il faut passer!

Et c’est donc pour travailler mon SPU27X (et surtout pour fêter mon premier salaire) que je me suis offert une tablette tactile. J’ai trouvé d’occasion une Nexus 7 de 2012 encore sous garantie, et j’en suis tout à fait satisfait! J’en ai profité pour revendre ma liseuse Sony PRS-505. C’est un vrai plaisir que de lire l’actu avec Feedly et de twitter tout ça, de gérer listes de tâches et rendez-vous avec Wunderlist et Google Agenda, et de papoter sur Skype en étant affalé comme un gros dans son lit. Certes, il s’agit d’un type d’appareil fait pour la consommation plus que pour la création de contenu, mais la rapidité de mise en service et la fluidité d’utilisation est vraiment plaisante en comparaison à un PC. C’est un appareil complémentaire donc, dont le format 7″ est tout à fait adapté à ces usages en mobilité. Je l’ai embarqué lors de déplacements, et il faut bien avouer que couplé à un téléphone faisant office de point d’accès wifi, c’est carrément pratique. Je suis quand même curieux de savoir quelles seront les tendances de l’évolution de ce marché, et de voir si mon appareil qui dépend complètement d’internet pourra être utilisable -s’il est encore en état de marche, point à ne pas négliger dans ce monde d’obsolescence programmée- d’ici à 5 petites années.

Voila les nouvelles du front 🙂 En espérant que vous vous en sortez tous dans vos commandes de cadeaux des fêtes de noël (de mon côté la plupart est déjà arrivée, commandée sur Amazon et livrée par drone (voir la vidéo ci-dessous, peut être que je verrai ça en Californie? (ouais je sais je détruit le commerce de proximité de cette façon))), je vous dis à la prochaine !

Baïetas !

Quelque chose d’étrange au labo…

La suite des aventures de Ph.Diddy, dans une chanson spéciale Halloween ! 🙂 Avec la traduction et les rimes, s’il vous plaît.

Quelque chose d’effrayant se passe au labo…
Ph.Diddy – Life Technologies

L’effroi est de retour…
Contamination

Assis à ma paillasse
Tranquille pour faire un mastermix
Sur le point de payer mes dettes envers Kary Mullis
Mais je n’dois pas oublier quels réactifs j’viens de mélanger
Et après chaque extraction
Jeter mes cônes et les changer
Ajouter des primers pour tagguer mon ADN
Les températures d’appariement sont mon motif de peine
Thermocycleur chargé…
Ca démarre…
Dégagez!
Y’a quelque chose d’étrange
Et je commence à flipper!

L’effroi est de retour…
Contamination
Ne prononce pas son nom…
Contamination
Ca me rend fou
Contamination
Va foutre en l’air ta journée et ta délicate préparation
L’effroi est de retour…
Contamination
Ne prononce pas son nom…
Contamination
Ca me rend fou
Contamination
Est de retour et défie toute explication

J’étais sûr de l’avoir bien faite quand j’l’ai lancée la première fois
J’ai bossé dur pour qu’un mauvais primer design, bah j’en aie pas
Des réactions non spécifiques
Et des bandes étranges, j’en ai
Et même des primers qui se dimérisent juste sous mon nez
Donc j’essaie encore une fois, assis au thermocycleur
Mais quelqu’un m’a pris mon tampon
J’vais l’chercher pendant des heures!
Ton nom est sur la liste
Le protocole s’est barré
C’est quoi l’problème ici ?
Un truc’t’en train de se passer…

L’effroi est de retour…
Contamination
Contamination
Ca me rend fou
Contamination
Va foutre en l’air ta journée et ta délicate préparation
L’effroi est de retour…
Contamination
Ne prononce pas son nom…
Contamination
Ca me rend fou
Contamination
Elle est de retour et défie toute explication